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Tribulations Midori cover

Tribulations Midori

Le quotidien d'un groupe de jeunes magistrats d'Émeraude dans un Rokugan apaisé
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On est convoqué environ 1 mois et demi plus tard aux alentours du bord de la mer. Le jour où on arrive, on nous fournit une petite maison comme résidence temporaire le temps de la mission. On nous assermente, nous demandant de rien révéler de ce que nous allons savoir. On nous présente les trois personnes présentes :

  • Shinjo Shuemon, riche marchand ayant fait carrière dans le transport maritime et fluvial. A eu des contacts avec les gaijin. Semble plutôt intelligent et honnête pour un marchand de la Licorne.
  • Yasuki Takakazu, marchand qui nous porte rapidement sur les nerfs. Mielleux. S'adresse à nous avec le strict minimum de politesse. Crabe.
  • Yoritomo Nambo, bushi du clan de la Mante, spécialiste de marine ayant dirigé des ateliers de constructions. Là comme expert. Il est assez moche. Sa majesté a décrété que le pays serait en danger si des barbares venaient par la mer. Il demande au clan de la Mante de superviser la construction de bateaux en échange d'avantages. Deux clans ont proposé spontanément des spécialistes du sujet. Tout se fait sous la supervision d'Asako Kintoki, haut juge de l'Empire à la retraite (Phénix), très au point sur les techniques et la théorie, fait respecter les demandes de l'Empereur dans l'écriture du protocole. Négociations sur ce que le clan de la Mante va obtenir et donner, ainsi que comment sera faite la marine.

Au fil des jours, on voit pourquoi Nambo a été choisi. Il semble supporter tout le monde, rester très calme, très poli avec nous. L'Empereur veut que tout soit fait au mieux pour l'Empire, quitte à mettre l'aspect financier et les conflits entre clans entre parenthèses. Kintoki ramène toujours les choses où elles doivent aller, on sent l'habitude de l'ancien juge.

Shuemon s'adresse plus tard à Asako ; il lui annonce que sa femme est apparemment décédée. Shuemon semble sincèrement navré. Asako semble se raidir. Il semble que sa femme se serait suicidée. Le Crabe n'est pas indifférent, mais sans plus. Nambo semble soucieux pour le juge, mais reste apparemment en arrière, n'ayant pas le rang pour intervenir. Asako, sous le coup de l'émotion nous avoue qu'il craignait qu'elle se suicide, car elle était triste ces derniers temps. Elle se serait pendue. Il se tourne vers nous : il nous donne rendez-vous chez lui pour s'occuper du décès de son épouse.

On est accompagné de deux étas et d'un shugenja. L'intendant nous reçoit et nous amène sur le lieu du drame. On nous amène dans un pavillon au fond du jardin. Pavillon octogonal, de thé. Kimiko rentre la première. Atmosphère oppressante et chaude avec une forte odeur d'encens. Sorte de grand canapé contre le mur de droite. Le cadavre y est couché face contre le mur. Elle porte un kimono d'été et des sandales pas faites pour les grands déplacements. C'est une femme d'un certain âge. Elle s'est pendue à la poutre maîtresse passant au-dessus de la table du centre. La poutre pourrait supporter facilement 70kg. Il reste un bout de corde à la poutre. Il y en a également un bout sur la table. Suzue demande aux kamis de la terre si la femme était seule au moment de sa mort. C'est le cas, mais elle aurait pu agoniser un moment au bout de la corde si quelqu'un l'y avait pendue. On trouve également une spirale d'encens sur la table. L'intendant est là et attend poliment. Il nous dit que c'est la servante venue faire le ménage qui a trouvé le corps. La dame a une trace à la tempe. La mort est bien dûe à une strangulation lente et aucune vertèbre n'a été déplacée. Difficile de fixer une heure, car le corps est encore chaud tandis que le pavillon est moite. L'éta attend que quelqu'un lui donne un ordre. Kimiko lui demande s'il a dépendu le cadavre, ce qui est le cas. Il dit être monté sur la table, a coupé le ruban difficilement et a essayé de relancer le coeur de la dame. Kimiko lui demande s'il a fait heurter la tête de la dame, mais il ne sait pas nous répondre. Le thé était apparemment déjà renversé quand il est venu dépendre la cadavre. Il a l'air navré de ne pas pouvoir nous aider. La servante, affolée, vient nous voir. Elle nous dit que la victime était pendue à la poutre. Elle nous dit qu'elle est vite partie avertir l'intendant, car trop petite pour décrocher le cadavre. Kimiko lui demande en combien de temps brûle l'encens : deux spirales par heure de Rokugan. Elle leur avait servi un bol de thé dans la journée (à Madame et Monsieur). Madame serait restée normalement dans le pavillon toute la journée. D'habitude elle en partait vers 15 heures pour aller se promener, ce qui n'a pas été le cas cette fois. Yasuki serait venu dans le jardin quelques temps avant, admirant les fleurs. Kimiko demande aux étas de mettre le corps au frais. Yasuki aurait-il un intérêt à ce que le juge quitte le projet à cause de la mort de sa femme?

On sait que le thé et l'encens ont été amenés en début d'après-midi : allumé quelque part vers 12h30-13h00. Nous sommes environ 16h00. Il a été éteint vers 15h00-15h30. Mais le juge aurait quitté la maison peu avant 15h00. Cela ramène la mort vers 15h00. Yasuki est parti vers 15h00 avec le juge. Kimiko pense que l'hématome n'est pas post-mortem. Il a sans doute été fait avant ou pendant. Kimiko pense donc avoir un meurtre sur les bras. Un homme semble nous écouter, qui est le portier (Steve). Kimiko lui demande pourquoi il traîne dans le jardin, il ne sait pas quoi répondre. Il est plus ou moins au courant du meurtre et n'a rien vu de spécial dans la journée. Il nous dit que Yasuki est reparti en même temps que Asako. Steve nous dit qu'il a dormi dans l'après midi et que les cris de la servante l'ont réveillé. Il semble se moquer du meurtre.

Kimiko retourne interroger la servante et Akeshimi parle avec l'intendant. La servante dit avoir allumé l'encens et avoir accompagné sa maîtresse dans le pavillon. Sa maîtresse semblait de bonne humeur, juste l'air un peu inquiète de la visite de Yasuki. Elle lui avait rendu visite discrètement pendant les semaines passées, mais elle ne sait pas pourquoi. Elle lui a ensuite servi du thé quand elle était avec le maître puis a été demander à l'intendant de préparer le kimono du maître pour son rendez-vous de l'après-midi. Elle a ensuite dormi un moment et est sortie de sa chambre pour aller faire le ménage dans le pavillon et a trouvé le cadavre. Kimiko va l'aider à reconstruire la scène de la découverte, l'aider à se souvenir du moindre détail. La maîtresse était pendue par une cordelette rouge à la poutre. Ses pieds étaient nettement en-dessus de la table! on l'a donc pendue… On interroge l'intendant. Il semble pincé. Il nous dit que Madame était de bonne humeur, sauf quand Yasuki est passé. L'intendant a fait du ménage dans la maison, etc. Il était surtout dans le bâtiment principal, là où la servante est venue le chercher ensuite. Il a couru au pavillon, est monté sur la table. Il nous dit qu'elle était pendue au-dessus de la table, à une dizaine de centimètres. Il a découpé le ruban avec un couteau servant pour le papier (lame peu aiguisée). Il placé le corps sur le lit et à essayer de la ramener à la vie. Il échoue et place la tête de la morte face au mur. Il a posé le bout de ruban sur la table.

On pense qu'elle a été assommée puis pendue. On reçoit un rapport d'autopsie : le bleu à la tempe est pre-mortem. La mort est dûe à une lente strangulation. Il pense pas qu'elle ait renversé la théière, vu les longueurs de cordon. La dame était enceinte de trois mois.

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On décide d'interroger le majordome une seconde fois, pour connaître son horaire de la journée. Il a servi ses maîtres, madame semblait de bonne humeur. Il l'a ensuite vue plus tard quand elle se dirigeait vers le pavillon. Il a ensuite dit à monsieur en présence de sa femme que Yasuki était là et demandait à le voir. La femme aurait changé d'expression. Il finit par dire que Yasuki est passé en vue de convaincre son patron de lui être assez favorable, avec une somme assez coquette à la clef (que le juge a refusé). Il a ensuite vaqué à ses occupations habituelles, nettoyage, mise en ordre pour le repas du soir. Il a vu la servante revenir pour lui dire de préparer le nouveau kimono du maître pour son rendez-vous de l'après-midi. Le maître a passé le kimono et a demandé qu'ils aillent chercher Yasuki pour l'amener dans le pavillon officiel. Il a trouvé Yasuki au jardin en train de regarder les fleurs et l'a ramené au hall d'entrée. Il s'est ensuite occupé de récupérer la lessive, de ranger, etc. Kimiko lui demande combien de temps il a mis pour aller chercher Yasuki : un peu de temps, car il l'avait laissé dans le petit salon et qu'il était finalement sorti. A ce moment, normalement le maître était revenu dans le pavillon principal. Donc Madame était seule dans le pavillon à ce moment. Il ne sait pas où était la servante par contre. Il nous dit que plus tard la femme de chambre, agitée, est venue vers lui et lui a dit de façon déconstruite ce qu'il se passait. Il dit avoir coupé le ruban au plus vite. Il nous dit avoir été livré par la blanchisserie dans la journée. Il se serait passé environ une heure (de chez nous) avant que la servante ne vienne le chercher. Donc découverte du corps entre 15h15 et 15h30. Le maître aurait quitté la maison entre 14h30 et 14h45. Il a fallu entre 5 et 10 minutes au majordome pour trouver Yasuki : ce temps aurait été suffisant pour commettre le crime. Elle serait morte vers 15h00, si on se fie aux spirales d'encens. Mais nous n'avons aucune preuve, simplement des coïncidences.

Akeshimi nous dit qu'on peut ajouter une grue du nom de Kakita Monzo au puzzle. Elle a parlé au portier.

Nous parlons ensuite avec une Licorne, Shuemon. On se demande si on doit lui parler franchement. Mais comme nos interlocuteurs sont pour la plupart des marchands, ça ne devrait pas poser trop de problèmes. Shuemon est un peu comme notre supérieur direct pourtant, vu qu'il nous a donné la mission. On décide de lui parler en premier, puis au mari. Kimiko annonce que le suicide… n'en est pas un. Il nous demande si on peut conclure rapidement. Il aimerait savoir si on peut déjà faire les rites funéraires sur le corps. Kimiko lui explique comment nous avons fait nos conclusion menant à un meurtre.

Nous nous adressons ensuite au mari. On lui dit que sa femme ne s'est pas suicidée. Il semble "stone", sonné. Il ne réagit pas. Kimiko propose de lui présenter les indices. Il nous écoute. Il nous dit que le portier n'a vu rentrer personne, mais Kimiko lui dit qu'il n'est guère fiable. Il demande à retrouver le coupable. Akeshimi le sent sincère. Mais quelque chose sonne bizarre dans ses propos, même s'il ne ment pas. Kimiko lui dit que la mort a eu lieu peu après son départ. Il demande s'ils peuvent faire les rites sur le corps. On devrait normalement continuer les interrogatoires en parlant à Yasuki, mais on hésite à poursuivre par la Mante, pour énerver Yasuki. On le fait venir en premier finalement. Il arrive, très sec. Il semble troublé, sur la défensive. On lui dit que ce n'est pas un suicide. Kimiko lui demande s'il avait rencontré Asako. Il nous dit l'avoir croisée une ou deux fois chez son mari, elle est aussi venue des fois dans son magasin. Kimiko a l'impression qu'il ne nous dit pas tout, mais c'est dans le style du personnage. Il lui demande s'il a vu quelque chose d'inhabituel durant son passage. On va ensuite parler au marchand de la Mante, on lui explique pour le meurtre. Il dit être resté dans ses quartiers et ne rien savoir. Kimiko lui demande des informations sur les autres négociateurs. Asako était un spécialiste des accords.

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Akeshimi va voir l'herboriste, qui connaîtrait Kakita Monzo. Elle demande où il habite. Kimiko va entre-temps s'occuper de sa fille adoptive, voir où elle en est dans ses études.

On décide d'aller rendre visite à Kakita Monzo. On nous dirige dans une mansarde au-dessus d'une boutique, sorte de grande chambre. Il nous fait entrer, toussant. Il nous sert une tasse de thé et attend que nous lui parlions. Kimiko lui parle de la mort de dame Asako cet après-midi, il marque un temps d'arrêt entre deux quintes de toux. Il a des mouvements lents, il lui reste peu de forces. Elle lui explique que c'est sans doute un suicide ; il semble perplexe. Ce n'était pas dans le caractère de la femme d'agir ainsi. Il nous demande quand la mort a eu lieu. Il semble réfléchir, ou calculer quelque chose, l'heure de la mort l'étonne car il a reçu un message lui demandant de venir vers 15h00, 15h30. Il devait venir pour quelque chose de très important ; il a été sur place mais personne n'a ouvert. Il est donc rentré chez lui. Le billet qu'il a reçu semblait être de la dame, il l'a brûlé comme demandé. Billet avec le sceau personnel de la dame. Il a reçu le message en tout début d'après-midi, de la part d'un petit garçon, à la fin de son repas. C'est d'habitude Uzume (la servante) qui apporte le billet. Personne ne lui a ouvert la porte sans doute parce que la servante était de repos. On sait que la dame n'a pas envoyé le billet, car elle avait donné congé à la servante et aurait sinon prévenu une autre personne pour ouvrir la porte. Le père de la dame est toujours en vie et a emprunté de l'argent à Yasuki ; ce dernier le poussait à lui remettre des terres de la famille. Dame Asako avait demandé à Kakita de l'accompagner pour éviter certains dangers. Il se proposait de remettre une partie de la dette si dame Asako acceptait certaines choses de sa part, ce qu'elle a refusé. Kakita a compris que dame Asako a été tuée, mais il ne voit pas qui aurait fait ça. Kimiko lui explique que quelqu'un a voulu qu''il soit sur place au moment où le corps a été découvert. Mais cela a échoué car l'expéditeur du message ignorait que madame avait donné son après-midi à la servante. On lui dit qu'on va le recontacter et le remercions de son aide.

Jin se demande qui était au courant de la grossesse de dame Asako ; Yasuki est suspect dans cette histoire. On sait également que l'assassin a voulu faire porter le chapeau à Monzo (donnait des cours d'arts à madame). On a vu des herbes chez lui, pour aider à supporter la douleur de sa maladie, herbes faisant somnoler. Il est sans doute totalement stérile à cause de ces herbes, qu'il prend depuis des années.

On se rend chez le père de dame Asako. Un homme, pas tout jeune, nous fait entrer et nous amène dans une salle assez grande avec des peintures au mur, des bouquets de fleurs ; un homme d'âge respectable est agenouillé à une grande table avec une couverture sur les épaules. Akeshimi se charge de lui parler, de nous présenter. On lui annonce la mort de sa fille et qu'a priori c'est un suicide. Il semble étonné que sa fille ait agi ainsi, même si elle se faisait du souci pour lui. On finit par rentrer, manger et aller se coucher.

Le lendemain matin, on nous réveille. La cérémonie est aujourd'hui, c'est le bon moment pour observer les réactions. Kimiko reste chez Monzo tandis que nous allons à la cérémonie. Sont présents : le père et son serviteur, le juge, beaucoup de gens qui sont sans doute les notables du coin, on voit également Yasuki, Shinjo et Yoritomo. On ne reconnaît pas grand monde. Le père a mis un très bel éventail dans les mains de sa fille avant que le cadavre ne soit brûlé.

Pendant ce temps Kimiko voit le marchand acheter à manger pour Kakita et le lui amener.

Akeshimi parle avec Yasuki, veut lui proposer un marché. Il lui demande s'il connaît Kakita Monzo, mais ça ne lui dit rien.

On va voir le juge, décidant de lui parler de l'enfant. Apparemment le portier s'est fait virer. Il savait pas qu'elle était enceinte, mais c'était une possibilité. Il semble avoir eu un bref moment d'agacement à la nouvelle de la grossesse de sa femme. Il semblait ne pas vouloir en parler. Mais on se demande s'il ne pense pas que le père serait kakita, en admettant qu'il ne connaisse pas son état.

On sait que des accords ont été signé entre la Mante, le Crabe et la Licorne, le tout supervisé par Kintoki. Le dernier jour des négociations, on signe l'accord dans l'après-midi. A 12h00, les Asako mangent ensemble. Le majordome voit une heure plus tard la femme aller vers le pavillon et annonce la présence de Yasuki vers 13h00 (madame semble inquiète, on sait maintenant pourquoi). Il est passé officiellement pour parler au juge de l'accord, du moins selon le majordome (pot de vin proposé au juge, refusé). Ils sont partis un peu avant 15h00 pour venir aux locaux de la signature. La servante prépare le kimono du maître et met 10 minutes environ pour trouver Yasuki dans le jardin. La servante découvre le corps quelques temps plus tard. Le cuisinier dormait. La servante a allumé l'encens entre 12h30 et 13h00, a brûlé pendant 2h30 avant d'être éteint par le thé. Mais l'ancêtre de Jin semble buter sur ce point.

Il nous reste le juge comme principal suspect. Il faudrait lui faire croire que nous pensons Monzo coupable finalement, ou laisser la conclusion floue. On hésite encore quand un jeune garçon vient nous voir chez nous avec un message pour Akeshimi. Message de Monzo qui lui demande de passer le voir, il a une idée en rapport avec la discussion qu'ils ont eue plus tôt. On va tous le voir. Il avait apparemment une liaison avec dame Asako. On lui demande qui de son entourage pourrait en vouloir à dame Asako. On sait que lui la voyait, on ne sait pas si son père savait qu'ils continuaient à se voir. On décide d'aller voir Asako. On lui parle de kakita Monso, nom qu'il connaît de part les leçons d'arts données à son épouse. On lui apprend qu'ils se fréquentaient. Il semble froid et hautain au premier abord. Il semble en colère à l'évocation du nom de Monzo. Il fait les 100 pas, traite sa femme de débauchée, de prostituée, qu'elle et le peintre le dégoûtent, qu'elle méritait de finir comme une prostituée, etc. Il s'approche vivement d'Akeshimi, prend une de ses armes, la dégaine et se la retourne dans le bide.

Le juge a tué sa femme parce qu'il croyait qu'elle l'avait déshonoré. Se rendant compte de son erreur, il se fait sepukku.

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Nous recevons un message de notre chef: il nous demande d'aller à Ninkatoshi, ville du clan du Lion. Proche de la ville se trouve un fort. Notre mission étant de vérifier la cohérence des archives de la ville avant leur envoi à la capitale. Jin a fait son apprentissage dans la région, il connaît donc bien les lieux.

Après quelques heures, nous sommes arrivés à un trou dans les archives: le document 404 est manquant. Le document P405 étant marqué faisant référence au P404 et traitant d'un projet d'achat de matériel, des pièces d'armure, on peut supposer que le P404 traite également d'un projet d'achat. Mais le P peut avoir une autre signification: le personnel. La personne qui a validé le dossier P405 est un certain Ikoma Shuji, comme pour la plupart des documents d'ailleurs, mais ce dernier a été assassiné dernièrement. Le meurtrier s'appellerait Inojiro qui est actuellement prisonnier au fort en attendant la sentence. Cette coïncidence nous pousse à aller voir les archives du fort en même temps que le meurtrier présumé.

Au fort nous sommes reçu par Akodo Daishi qui nous amène directement à Akodo Tessai, le maître des lieux. Nous nous rendons ensuite aux archives mais le document P404 est également absent. Après quoi nous allons voir la chambre de Shuji. Pendant le trajet Tessai nous fait part de son étonnement, il a confiance en ses subordonnés et il ne comprend pas ce qui aurait poussé Inojiro à faire cela. C'est Daishi qui a découvert le corps, il n'y avait personne à l'étage des officiers si ce n'est Shuji, et aucun arc n'était présent dans la chambre. Inojiro a été vu dans le bâtiment d'en face, la salle d'arme, avec un arc l'après-midi même, alors qu'il avait dit le matin qu'il ne s'entrainerait pas. Le soldat Kaori, qui était à la salle d'arme pour faire changer ses épaulette d'armure, a témoigné de la présence de Inojiro.

La chambre de Shuji est grande avec une grande fenêtre. Il y a un carquoi avec des flèches sous la fenêtre. Le corps était sur le lit, la flèche plantée dans l'abdomen. Les postes de tirs ne peuvent être que la salle d'arme et la chambre de la victime. Tessai nous indique également que le juriste est un certain Matsu Masao.

Kimiko et Sumi fouille en détail la chambre. Kimiko trouve un bout de ruban. Il correspond exactement à l'empennage abîmé de la flèche ayant tué Shuji. Mais ce bout de ruban était croché à un clou dépassant du sol, sous la fenêtre. Il est donc improbable que le tireur ait été à la salle d'arme. De plus sur le bout de ruban il y a des traces de sang, l'assassin a dû se blesser sur le clou en prenant la flèche.

Akeshimi et Jin vont voir Inojiro. C'est un ami de Jin, ils ont fait leur classe ensemble. D'après Inojiro, Shuji lui aurait envoyé un mot lui demandant de le retrouver à la salle d'arme. Inojiro pense que c'était pour parler de l'affaire Kaori, il avait protesté publiquement devant Shuji sur la punition que celui-ci avait affligé à Kaori pour de simples pièces d'armure usées. Et en attendant il s'entrainait à l'arc.

Finalement Niou et Suzue vont interroger Kaori qui confirme tout ce qui a été dit précédemment.

Après cela Tessai nous demande d'aller dans son bureau où nous lui présentons les informations que nous avons recueillie. Il s'apprête alors à libérer Inojiro mais nous lui proposons de garder Inojiro en cellule le temps de confondre le vrai coupable. Jin va alors informer Inojiro de l'état des choses. Kimiko demande à Tessai de pouvoir parler à Daishi.

Daishi c'était rendu chez Shuji pour parler de l'affaire Kaori, mais en privé. Ensuite Kimiko va voir le corps de Shuji pour confirmer quelques points. Au retour de Jin et de Kimiko nous faisons mender Matsu Masao, un militaire pur sucre. Dans les effets personnels de Shuji qu'il avait récupérer on trouve le document P404 qui est une demande de promotion de Akodo Mikiko, Mais il n'y a pas de lien avec le document P405. Autre point, le sceau de Shuji était sur le bureau et non sur le défunt. Akodo Mikiko nous informe qu'elle a bien été promue quelques semaines plus tôt.

Retour aux archives où nous trouvons le document de confirmation de la promotion de Mikiko qui fait bien référence au document P404. Ainsi que le document de réception des pièces d'armure faisant référence au P405. Ce dernier a été contre-signé par le responsable de la caisse du fort. Nous allons interroger ce dernier qui confirme que toutes réception de matériel passe par lui. Et aucun arrivage n'a eu lieu faisant référence à un document P404. Ce que confirme d'ailleurs les archives de la ville. Il se peut donc, que si la commande du P404 fantôme ait été passée, elle ne soit pas encore arrivée.

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Kimiko ayant de la fièvre, l'herboriste du château l'a consignée dans sa chambre afin qu'elle se repose.

Le reste du groupe se rend chez le marchand qui a livré les armures, un certain Yoshihide, afin de savoir s'il a eu d'autres commandes. Il semblerait que c'était une commande particulière; en temps normal le château fait appel aux marchands et artisans locaux. D'après les apprentis, des marchands Gaijin était dans la région lors de la livraison des armures. De retour au fort nous passons à l'auberge où les Gaijins ont été vus. L'aubergiste se souvient vaguement d'un certain Pak. D'après l'aubergiste il devait venir en bateau car il n'avait jamais de monture. Nous allons donc à la capitainerie du port. Pak semble effectivement être passé aux périodes concernées. Les marchandises semblent être des lingots de métaux et du bois de décoration. Le marchand cherchait aussi à vendre un bateau, sans succès.

Ensuite nous interrogeons les marchands locaux sans obtenir d'information supplémentaire. Puis nous allons revoir le caissier du fort. Il nous fait visiter le coffre afin de voir si tout est ok. Après une longue discussion, nous allons parler à Masao pour avoir son avis. Nous arrivons à la décision de faire passer une visite médicale aux officiers du fort afin de trouver lequel (Daishi ? ) aurait une blessures provoquée par un clou. Masao et Suzue vont faire part du plan au médecin tandis que les autres vont en parler à Tessai-sama.

Tessai passe le contrôle en premier, puis nous, afin de ne pas éveiller les soupçons. Après les examens, le médecin vient faire son rapport à Tessai. Plusieurs officiers ont des blessures pouvant avoir été faite par un clou, mais la blessure la plus probante est sur le pied de Daishi. On peut clairement supposer qu'il a lancé la flèche avec le pied. Pendant le souper qui suit, Akeshimi va visiter la chambre de Daishi protégée par une bulle de silence créée par Suzue. Elle y trouve un papier dans le bureau portant des marques de sceau, le sceau de Shuji.

Après le souper, et accompagné comme il se doit de Tessai et Masao, nous allons rendre visite à Daishi. Nous trouvons le papier (précédemment trouvé par Akeshimi) et nous demandons à Daishi d'ouvrir son coffre personnel; il contient ses économies. Il semble toutefois qu'il y ait beaucoup trop d'argent pour un simple officier. Comme les preuves matériels ne comptent pas à Rokugan, Jin et Masao vont libérer Inojiro avec la certitude qu'il demandera réparation par un duel. C'est d'ailleurs ce qu'il fait dès qu'il se retrouve devant Tessai. Mais au moment d'aller chercher Daishi dans sa chambre, il n'est plus là. Comme le bâtiment était gardé, nous commençons nos recherches à l'étage de sa chambre. Après une première fouille sans succès, nous réalisons qu'il y a deux couchettes qui ne sont pas en pierre mais en bois. Akeshimi et Niou vont vérifier la couchette dans la chambre de Tessai, sans rien trouver mais en détruisant la couchette par précaution. Suzue et Jin vérifie celle de la chambre de Shuji et y découvre un Daishi armé et n'ayant pas envie de se rendre. Après un échange scabreux de coups, Daishi finit par rendre l'âme.

Seul bémol, nous n'avons pas trouvé le trafic exact que faisait Daishi, peut-être avec les marchands Gaijin… ni le fin mot de l'histoire de ce document P404.

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Rapport de mission 11-2459

Auteur : Kitsuki Kimiko

  1. Paramètres généraux de la mission

1.a. Lieu de la mission : Kyuden Miruba, le château de Doji Kenwa, territoire Grue 1.b. Evénement en cours : festival regroupant les meilleurs artistes de Rokugan 1.c. Couverture : invités officiels en tant que membres des délégations de nos clans respectifs. 1.d. Objectif : inconnu. Des oracles ont requis notre présence sur place, arguant que des choses TERRIBLES allaient se passer.

  1. Evénements notables précédant le festival

2.a : Maître Aka (réf. 1298-7)et le ronin : un ronin non identifié s'en prend à un vieux samurai tenant maladroitement un dai-sho cérémoniel, l'accusant d'avoir touché son sabre. Près de nous, un fils de paysan murmure à son père que c'est le ronin qui a bousculé le vieil homme. Le mobile est vraisemblablement l'appât du gain. Niou-kun intervient en accusant le ronin de lui avoir manqué de respect. Le ronin s'enfuit, Niou sur ses talons. Le vieil homme se révèle être le maître du thé Aka qui doit effectuer une cérémonie demain soir pour le daimyo.

Addendum personnel : je profite de la situation pour enseigner à Himoko un peu plus sur l'art de l'observation et sur les problèmes d'éthique qui se sont posés durant cette situation.

2.b Logement :Nous convenons de loger auprès de nos ambassades respectives pour tenir notre couverture. Cela a l'inconvénient de nous séparer.

  1. Cérémonie d'ouverture du festival

Coordonnées : château, après-midi du jour 1.

Doji Kenwa fait un discours avant que, hors-concours, Doji Shizue (réf. 0925-2, fille de Doji Satsume, réf. 0266-6), nous conte une fort jolie histoire.

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  1. Concours de conte

Coordonnées : château, après-midi du jour 1.

Différents conteurs se succèdent ensuite, dont Akechimi-chan, qui raconte l'histoire (romancée) de Niou au championnat de Topaze. Elle finit troisième, derrière un Lion et une Grue. Nous partons ensuite saluer diverses connaissances (en ce qui me concerne Ikoma Tanbo)

Note : Himoko s'amuse beaucoup, ce qui est un bien. Il y a déjà eu trop de ténèbres dans la vie de cette enfant.

  1. Cérémonie du Thé

Coordonnées : un pavillon de thé près du château, soir du jour 1.

Maître Aka nous fait l'honneur de participer à une cérémonie du thé sous sa direction. En tant que chef d'équipe, je suis censée dirigée les choses, mais mes informations sur le sujet sont parcellaires. je me fais téléguider par Jin-kun.

  1. Autres Concours

Coordonnées : château et environs jour 2.

Nous participons à différents concours.

Akechimi-chan : poésie, résultats moyens.

Suzue-chan : Ikebana. Sa composition est qualifiée d'intéressante et novatrice.

Jin-kun : Poésie. Aucun résultat notable.

Niou-kun : Chasse. Il tue un ours et deux biches. Même si je salue la performance, le concept de chasse dans une civilisation qui ne mange pas de viande rouge ni n'utilise de cuir ou de fourrure me semble irrationnel.

Kimiko : Peinture. Ma tentative de lancer un art anatomiquement et mathématiquement correct provoque un certain étonnement, mais ne plait guère. Qu'importe. Je crois que je tiens quelque chose.

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  1. Pyrame et Thisbé

Coordonnées : essentiellement ambassade du Phénix, jour 3.

Nous sommes invités à déjeuner par l'ambassadeur du Phénix, Isawa Butsuwa. Celui-ci a l'air soucieux et nous comprenons pourquoi après le repas. Un des membres de son clan, Asako Wakiza, n'est pas revenue d'une promenade à cheval en fin d'après-midi du jour 2. Il nous demande de trouver pourquoi. Je pars fouiller la chambre avec Suzue-chan pendant que les autres vont interroger le personnel.

a. Interrogatoire des gardes de l'ambassade et des palefreniers : elle est partie avec un jeune homme du clan du lion.

b. Fouille de la chambre : aucune affaire personnelle. Au fond d'une armoire, bien caché, un journal écrit en code. C'est heureusement celui du Phénix et Suzue-chan peut le traduire. Selon ses informations, la disparue était promise à Doji Kairu, mais amoureuse d'Ikoma Masaki. Elle aurait décidé de fuir pour vivre sa vie. Une note fait également mention du fait qu'elle étudie la magie auprès d'Asako Hiruka, ce qui dénote soit une importance politique, soit un talent certain.

c. Interrogatoire des gardes des portes de la ville : n'ont pas fait attention.

d. Renseignements pris auprès du clan du Lion : Jin-kun est rapidement amené devant l'ambassadeur après avoir posé quelques questions sur la personne de mon portrait-robot. Il a aussi disparu de son poste et son identité (Ikoma Masaki) est confirmée.

e. Interrogatoire de la servante attachée à Asako Wakiza : Suzue-chan se livre à un premier interrogatoire qui détermine que la servante cache des informations. Akechimi-chan entre en jeu et fait parler la jeune fille. Celle-ci confirme l'amour unissant les disparus et indique qu'ils seraient partis en direction du territoire du clan du Moineau.

f. Rapport à l'ambassadeur : Il envoie une équipe capable de réfléchir à leur poursuite. La suite les regarde. De notre point de vue, un service rendu.

  1. Au Théâtre ce soir

Coordonnées : ville, soir jour 3

Nous profitons de la soirée pour goûter aux spectacles dont le clan de la Grue est si fier. J'emmène Himoko voir une pièce Kabuki.

  1. Booth, acte 1

Coordonnées : théâtre, après-midi jour 4.

Nous assistons au concours professionnel (1) de musique. Le premier artiste à passer est Kakita Shiroko, une dame âgée experte dans le maniement du biwa. Elle est aveugle (une de ses étudiantes la guide). Le concert est très prenant, mais, soudain, un hurlement se fait entendre ("Non" par une voix de femme). L'ambassadeur du clan du crabe baigne dans son sang. On fait évacuer la salle et le magistrat impérial Kitsuki Genji prend les choses en main.

Kitsuki Sanizo, l'interprête de Genji-sama (il est muet) nous annonce que nous sommes nommés yoriki sur cette affaire. Je pars immédiatement sur les lieux du crime tandis que Sanizo-san offre gentiment de ramener Himoko à l'ambassade.

a. Examen des lieux

L'examen des lieux révèle les éléments suivants :

  • le corps est étendu sur le ventre.
  • La victime a été égorgée, par une personne se tenant derrière elle.
  • Un tanto baigne dans le sang (je le fais nettoyer par un eta). Il est de mauvaise facture, une arme de grande série.
  • Dans la main droite de la victime se trouve un morceau de tissu. De facture élaborée, il ressemble à celui du kimono de l'ambassadeur scorpion. Cependant, l'ambassadeur crabe n'a aucune trace de tissu sous les ongles et le morceau est coupé trop proprement pour avoir été arraché.

b. Interrogatoire de l'ambassadeur scorpion

  • Il admet effectivement avoir un accroc (qui correspond parfaitement) à la manche droite de son kimono, mais celui-ci était intact avant le concert.
  • Il avait une querelle avec l'ambassadeur crabe. La fille de la victime devait épouser son fils, mais la victime s'y était opposé. L'arbitrage de Hida Kisada a été demandé, mais sans encore de réponse.

b. Interrogatoire de l'étudiante de Kakita Shiroki

Ne savait rien. Elle n'est pas restée en scène et a été dormir un moment dans les coulisses.

c. Interrogation des kamis de l'air sur la scène du crime

Ils nous mènent au fourreau de l'arme. Il a été caché dans un buisson des jardins. Il est noir et rouge et le léger parfum qui demeure correspond à celui de l'ambassadeur scorpion.

d. rapport quotidien à Genji-sama

Il soulève les points suivants :

  • aller voir le tailleur de l'ambassadeur scorpion
  • Comment expliquer le manque d'attention de ce dernier.
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e. Opinion personnelle

Enfin un bon mstère pour me tirer de cet ennui ! Déterminer avec précision les rouages internes de cette machination va être un véritable plaisir. Pour l'instant, les indices laissent à penser qu'on a voulu se servir de l'ambassadeur scorpion et de son mobile possible (en plus de la réputation habituelle des scorpions). Cependant, il y a un non-sens, car on a pensé au parfum, mais pas à la coupe du morceau de kimono. Hypothèses :

  • le tailleur a "préparé" le kimono pour être sûr qu'un morceau se détacherait facilement. C'est cependant trop aléatoire pour que la victime ait saisi juste le bon morceau. Par contre, pour faciliter un "prélévement" par l'assassin, c'est plus plausible. Un interrogatoire psychologique devrait permettre d'en savoir plus.

  • l'artiste sur scène est de mèche et a usé de magie dans sa musique pour captiver le public (faire vérifier par Suzue-chan).

  • L'ambassadeur scorpion a fait preuve de beaucoup de subtilité en laissant volontairement des preuves qui l'accusent, mais ont l'air "préfabriquées", pour faire croire à une machination contre lui.

  1. les concours auxquels nous avons participé étaient amateurs. Ceux qui ont lieu dès ce jour sont destinés aux Maîtres.
  1. Booth, Acte 2

Coordonnées : ville, jour 5.

a. Shinobi dans la brume

Réveil brutal. La femme de l'ambassadeur crabe a été agressée dans sa chambre. Les faits suivants peuvent être collationnés :

  • La femme de l'ambassadeur s'est réveillée et a vu un homme habillé de blanc, masqué, fouillant dans le coffre personnel de feu son mari (sa fouille ne révèle rien de concluant).

  • Lorsque celle-ci a crié pour alerter la garde, l'intrus a utilisé des armes de jets aérodynamiques et un fumigène pour couvrir sa fuite.

  • Plus tard, l'épouse découvre qu'une lettre de Hida Kisada à son mari manque dans les affaires personnelles. Elle n'en connaît pas le contenu.

b. Ide Ietsuna

Ambassadeur adjoint de la Licorne, il possède un talent pour provoquer un état de transe permettant au sujet de se rappeler les détails avec précision. C'est un ami de la victime et il offre son assistance, qui se révélera précieuse.

c. Interrogatoire sous transe de la femme de l'ambassadeur crabe Hida Hikuro

Durant le concert, elle voit un bras avec un kimono riche (correspond à celui de l'ambassadeur scorpion). Il égorge son mari, puis met quelque chose dans sa main. Elle est autrement fascinée par la musique et plusieurs minutes s'écoulent jusqu'à la fin du morceau, où elle crie.

d. Interrogatoire sous trance de Bayushi Yoshida, ambassadeur du Scorpion

Il voit le meurtre selon les mêmes paramètres que la femme de la victime, mais de dos. L'assassin semble être son double. Il a pris le temps de découper un morceau de la manche de l'ambassadeur.

e. Interrogatoire de Suki, tailleur de l'ambassadeur scorpion

Celui-ci a fermé boutique depuis des mois. Après l'avoir retrouvé à son domicile, il s'avère que sa fille a été enlevée et que les bandits ont exigé une copie du kimono de cérémonie en échange. Le tailleur n'a récupéré que le corps de sa fille et a pris sa retraite.

f. Interrogatoire de Kakita Shiruko, artiste jouant durant le meurtre

Comme je le soupçonnais, les techniques des artistes Grues possèdent une composante de fascination liée aux harmoniques musicales. Il n'y a que deux moyens efficaces d'échapper à cet effet : ne pas entendre et être soi-même formé à ces techniques.

g. Témoignage de Shosuro Akechi

Celui-ci se présente spontanément pour affirmer que Bayushi Yoshida a proféré des menaces à l'encontre de la victime.

h. Opinions personnelles

Tout ceci sent la manipulation politique. On cherche à monter les crabes et les scorpions l'un contre l'autre. Cette affaire a été organisée depuis des mois, ce qui demande une connaissance a priori des horaires et placements du festival. De plus, du personnel hautement spécialisé a été utilisé.

  1. Booth, Acte 3

Coordonnées : bureau de Kitsuki Genji, matin du jour 6.

Le chef nous annonce que Bayushi Yoshida a fait des aveux et demande l'autorisation de se faire seppuku. Selon ses dires, il aurait tué l'ambassadeur crabe pour des raisons personnelles.

  1. Pyrame et Thisbé, la vengeance

Isawa Butsuwa débarque à l'improviste pour nous demander d'aller chercher les samurai qu'il a envoyé à la poursuite des amoureux, étant donné qu'il n'a aucune nouvelle. En échange, il usera de son influence pour retarder le seppuku de Bayushi Yoshida.

Nous partons donc immédiatement en direction du clan du Moineau. A la fin de la journée, on a dépassé leur capitale et on s'est engagé dans les montagnes qui bordent la mer. Celles-ci sont couvertes d'une épaisse forêt. Nous remarquons, dans la forêt, une lueur étrange. Un peu plus loin, les cadavres de 7 poneys sont découverts. Ils ont été tués par des lames, mais l'état est trop lamentable pour que je puisse en dire plus.

Nous décidons de rechercher la source lumineuse. Cela nous mène à un temple de montagne en ruine. A l'intérieur, un maho-tsukai se livre à quelque rituel impie. Les amoureux sont littéralement cloués au mur et dans un sale état. Le vil sorcier use d'une capsule à fumée, nous compliquant la tâche, d'autant plus qu'un ogre et une dizaine de gobelins s'invitent à la fête. L'ogre est sérieusement affaibli à coup de boules de feu, de flèches et de cailloux, puis Akechimi-chan lui jette une pierre de jade au visage, ce qui le neutralise (il passe son temps à essayer d'enlever ce truc qui le brule). Niou-kun, Akechimi-chan et moi poursuivons le maho-tsukai qui s'enfuit dans la forêt pendant que Jin-kun et Suzue-chan finissent les gobelins. Une flèche de Niou-kun met fin à la poursuite.

Des deux amants, la fille est encore vivante. Nous rassemblons les corps des créatures d'Outremonde pour les brûler.

Note : le maho-tsukai dispose d'oeufs identiques à ceux utilisés par l'intrus en blanc. Il offre une possibilité politique intéressante.

𓋹

Après une enquête qui leur laissa de nombreuses questions en suspend, nos samurai désormais rompus à l'art de l'enquête s'intéressent à une affaire étrange qui prend place non loin de Miruba, dans le clan de la Grue.


Jour 1 : A peine une mission finie qu'il est déjà temps de passer à une autre. Le dernier jour du festival de Miruba s'est avéré agréable, en dépit des trop nombreuses incertitudes qui demeurent au sujet de l'ambassadeur de mon clan et des motifs du Maho-Tsukai. Quoiqu'il en soit, il semble qu'on ait encore besoin de nous dans le clan du volatile gracieux, aussi ferions-nous bien d'oublier cette histoire et de nous concentrer sur la suivante pour en finir le plus vite possible.

La personne qui requiert notre aide s'appelle Doji Shimayasu, un Daimyo qui habite Shiro Shimayasu (et dire que les grues sont réputées pour la grâce et l'originalité des noms qu'ils inventent…) non loin de la ville de Osoke - un lieu perdu au fin fond du clan, là où personne ne va. Apparemment, il s'agit d'une affaire de meurtres, et de problèmes avec des Heimin. En chemin, nous en apprenons un peu plus ; apparemment, plusieurs heimin et plusieurs samurai seraient morts. Un Bushi aurait été attaqué mais aurait survécu. Une histoire somme toute classique, à priori.

Nous arrivons à Shiro Shimayasu en soirée. Là, le daimyo nous accueille et nous présente d'entrée de jeu le fameux Bushi blessé. Celui-ci se nomme Hokewa, et présente bel et bien des blessures attribuables à un katana. Doji Shimayasu nous explique qu'apparemment, une sorte de "katana volant" pose problème dans la forêt avoisinante. Il attaque et tue des gens de manière erratique. Hokewa fait partie des victimes, à la différence que son adversaire pour le moins particulier a choisi de lui laisser la vie sauve. Le samurai nous assure que le katana se comportait comme si quelqu'un d'invisible le tenait en main (ceci dit, il prétend avoir été incapable de le toucher durant son "duel"). Hokewa nous indique également que d'après lui, il faudrait pouvoir se saisir du katana et l'exorciser pour en finir avec le problème. Deux questions s'imposent :

Pourquoi cet esprit aurait-il laissé Hokewa en vie, alors que ses autres victimes sont toutes mortes ? Question d'honneur, un peu comme s'il avait reconnu un duelliste talentueux alors que ses autres victimes - majoritairement des Shugenja et des Heimin - sont tombées trop rapidement ?
Apparemment le katana n'attaque que de nuit. S'agirait-il d'un fantôme vengeur ?

Le seigneur Doji nous apprend à son tour que la première victime samurai était son Shugenja, Asahina Temeru. Il a ensuite contacté un exorciste, mais lui aussi a été tué (et devant les brillants Bushi locaux, d'ailleurs). Depuis, notre bon Daimyo a fait appel à un spécialiste de la maho ainsi qu'à un groupe d'enquêteurs réputés pour leur sérieux (nous, évidemment). Le spécialiste ne serait pas encore arrivé.

Immédiatement, Jin est pris d'une irrépressible envie de visiter la forêt. Certes, c'est compréhensible, néanmoins, étant arrivés en soirée, nous préférons d'abord passer la nuit au château avant de nous lancer dans la gueule du loup. Ça me permettra également de prendre un bain, car même si nous nous trouvons chez les Grues, les routes n'en sont pas moins poussiéreuses…

Jour 2 : Petit matin. Après un bain de circonstance, je me prépare à partir dans cette forêt avec le reste du groupe. Ceci dit, avant d'aller plus loin, Kimiko interroge le chef des gardes, un certain Doji Kime. L'homme semble passablement anxieux, pourtant il nous donne quelques informations intéressantes : d'une part, les meurtres ne semblent pas soumis à une répartition quelconque - on a retrouvé des morts partout, y compris légèrement à l'extérieur de la forêt. D'autre part, les meurtres ont débuté il y a à peu près 40 jours. Il nous raconte aussi la manière dont l'exorciste a été tué : apparemment, les gardes avaient monté un poste dans la forêt pour veiller à sa sécurité, pourtant le katana parvint à le tuer sans trop de problème avant de "disparaître".

Nous voilà enfin partis pour la forêt. A l'orée de celle-ci se trouve un chemin bordé de bambous. Tout semble avoir été nettoyé récemment, par quelqu'un qui doit avoir de bonnes connaissances dans le domaine de la "magie" : soit un Shugenja, soit un prêtre. Suzue nous prévient que les Kami de l'air et de la terre semblent être très puissants par ici. Elle rajoute également qu'un temple se trouve un peu plus loin, fait que nous pouvons confirmer après quelques minutes - car en effet, nous tombons sur un temple dédié à Shinsei quelques mètres plus loin. En s'enfonçant plus profondément dans la forêt, notre vaillant groupe de Yoriki découvre une cascade. Immédiatement, suivant son instinct romantique, Jin propose au groupe d'aller voir ce qu'il se cache derrière. Incapable de voir au travers sans trop s'approcher, le Bushi nous demande d'aller voir de nous même de l'autre côté (avec son armure, il aurait effectivement eu des problèmes à traverser). Kimiko n'étant pas connue pour ses talents d'athlétisme, et comme je n'avais pas envie de défaire mon chignon, c'est Suzue qui s'y collera. Quelques minutes plus tard, elle revient avec des informations pour le moins étonnante : un katana se trouve là-bas, planté dans la terre. Lorsqu'elle voulut s'en saisir, une sorte de forme ectoplasmique verte apparut et se mit à la fixer. A priori, le katana porte les Mon et les couleurs du clan du dragon. Qui plus est, d'après Suzue, la "forme" semble humanoïde, et son contour flou pourrait indiquer qu'elle porterait une armure. Étrangement, Jin, qui a des connexions avec le monde des esprits, prétend que cette "chose" exige qu'on la laisse régler "son histoire" qui ne nous regarde pas. Décidée à vérifier ça par elle-même, Kimiko traverse à son tour la cascade. En revenant, elle peut nous indiquer que le katana porte les Mon de la famille Mirumoto. Après avoir été interrogés au sujet de ce qu'il faut faire pour libérer cette "âme", les Kami de l'eau donnèrent aux flots sous la cascade la forme d'un parchemin sur lequel serait écrit un dense paragraphe (illisible, bien entendu). Forcément, les Mirumoto étant connus pour utiliser leur Daisho et non pas simplement leur katana, une nouvelle question s'impose : où se trouve le Wakizashi ? Peut-être suffirait-il de le ramener pour que le Mirumoto trouve le repos ? Après que nos deux nageuses se soient séchées auprès d'un petit feu de camp, nous continuons notre route, jusqu'à tomber sur un groupe d'arbres tordus et calcinés. Suzue et Kimiko nous indiquent que la source du feu serait d'origine magique. En fouillant dans les cendres et la crasse, Kimiko découvre un Wakizashi et, après nettoyage, il s'avère qu'il appartenait à un membre de la famille Mirumoto. Étrange coïncidence. Plus étrange encore, le wakizashi ne porte aucune marque de brûlure. Une sorte de protection magique ? Que sais-je... Suzue allume un feu et interroge les kami en leur demandant qui était l'homme responsable du brasier. Un visage relativement commun apparaît alors dans les flammes. Évidemment, Kimiko en fait un dessin.

Nous sortons vers le milieu de l'après-midi. De nombreuses hypothèses farfelues commencent à germer dans notre esprit, si bien que nous ne voulons pas remettre le Wakizashi à côté du Katana avant d'en savoir plus sur ce samurai du clan du Dragon. Apparemment, Kime n'en sait rien. Il peut cependant nous confirmer que le cadavre de Asahina Temeru aurait été retrouvé non loin de l'endroit du brasier.

Les Heimin pourraient nous en apprendre d'avantage, ceci dit leurs réactions à notre égard - et sans même leur avoir adressé la parole - semble particulièrement hostile. Aussi Kimiko et moi décidons de nous adonner à un art considéré comme déshonorant pour nos bien-aimés confrères obscurantistes : le déguisement. Prenons l'apparence de paysannes, nous décidons d'infiltrer le village sous couvert de travailler pour un marchand désireux d'établir son commerce à Osoke. Cette couverture nous permet d'interroger facilement les locaux sans éveiller de soupçons. Notre infiltration commence par la maison de thé - enfin, si on peut appeler cet établissement de cette manière. A l'image de son propriétaire - un espèce de boeuf hâbleur du nom de Aki - l'endroit est particulièrement peu présentable et difficile à supporter. Aki nous parle facilement des soucis du village, non sans nous faire très clairement comprendre ses griefs envers les Samurai qu'il pense à l'origine du problème. Selon lui, l'histoire du katana volant n'est qu'un médiocre prétexte pour cacher les agissements d'un Samurai violeur. En effet, il semble que la première victime était une jeune fille, et que son corps ait présenté des marques de viol. Peu de temps après, c'est son frère qui s'est fait tué dans la forêt. Aussi Aki s'est-il ligué avec les marchands de la ville pour louer les services d'un Shugenja ronin afin qu'il règle l'histoire lui-même (apparemment, ce Shugenja porterait le nom de "Biko", "Biro" ou "Bironen" ; Aki n'a même pas été capable de le retenir). Lorsque nous lui parlons d'un samurai du clan du Dragon, notre interlocuteur semble ne pas savoir de quoi nous parlons. Il nous indique bien que d'après la "vieille du village" qui est connue pour surveiller l'entrée de Osoke, un groupe de samurai avec un membre du clan du Dragon est effectivement arrivé dans la journée, mais cette information nous est pour le moins dispensable. Peu de temps après, d'autres clients arrivent dans l'auberge, avec un groupe de femmes que j'ai hâte d'interroger. Intriguée par la "vieille du village", Kimiko s'en va la voir pendant que je me mêle aux paysannes. Dès lors que je parle des meurtres, l'une d'entre elles s'effondre en sanglot. Il s'agit bien évidemment de la mère des deux premières victimes, un certaine Tetako. L'une de ses amies me parle du problème, mais ne m'apprend pas grand chose de nouveau, si ce n'est que nous ferions bien de ne pas interroger les villageois en tant que Samurai par peur d'engendrer encore plus de rancoeur et de mettre le feu aux poudres. Elle m'indique également que le chasseur du village - père d'une des victimes - est devenu presque fou à lier depuis la mort de son fils. Il serait peut-être bon d'aller l'interroger, lui. Lorsque je quitte l'établissement, je rejoins Kimiko, qui elle aussi n'a pas beaucoup d'informations nouvelles, si ce n'est que la fille de Tetako aurait été égorgée après avoir été violée (et si c'est le cas, ça aurait difficilement pu être fait avec un katana). La nuit étant tombée, nous rentrons au château porter les nouvelles à Suzue et Jin. Dans tous les cas, au-delà d'une simple enquête, il semble que nous allons devoir désamorcer un conflit larvé qui pourrait se transformer en révolte.

Au sujet des meurtres, de nombreuses hypothèses se font concurrence : y aurait-il deux meurtriers ? Un violeur et un samurai fantomatique ? Les paysans ont-ils volontairement inventé l'histoire du viol ? Une chose me vient en tête en ce qui concerne l'hypothèse des deux meurtriers. Le parchemin indiqué par les Kami ne l'eau ne pourrait-il pas ressembler à un mandat d'arrêt, ce qui pourrait prouver que le samurai du clan du Dragon souhaite faire justice ? Difficile à dire... tout cela me paraît sévèrement tiré par les cheveux. Et j'ai horreur de défaire mon chignon...

𓋹
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