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Tribulations Midori cover

Tribulations Midori

Le quotidien d'un groupe de jeunes magistrats d'Émeraude dans un Rokugan apaisé
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Suite aux dernières découvertes, les samurai ont déjà de nombreuses pistes à suivre et d'hypothèses à vérifier. Le retour de Niou leur permettra d'ailleurs d'explorer la forêt plus en profondeur…


Jour 2 (suite et fin) : Après notre escapade dans la "ville" de Osoke, Kimiko et moi sommes rentrées au château. Sur place, nous constatons que Niou en a assez de tenir compagnie à Imoko : en effet, selon lui, elle "commence à parler comme la dragonne". Le retour de notre crabe nous permet de faire le point sur la situation, et d'envisager plus sereinement nos prochaines actions. Afin de déterminer l'identité du Bushi du clan du dragon, Kimiko envoie une lettre à son clan, dans laquelle elle fournit une représentation du tsuba du wakizashi de la victime. Pendant ce temps, Jin obtient d'Hokewa la confirmation que le "katana volant" utilisait vraisemblablement le style du clan du dragon. Le lien entre le fantôme et le katana volant semble donc confirmé.

Jour 3 : Tôt dans la journée, nous nous rendons dans la forêt. Niou part à la chasse au shugenja ronin en partant de l'autel que nous avions découvert la veille, pendant que le reste du groupe, accompagné de quelques eta, fouille la zone brûlée par le sort de Asahina Temeru. Nous n'obtenons rien de concluant, au contraire de Niou qui met les pieds dans une sorte d'autel en construction. A en juger par les travaux en cours, il semblerait quelqu'un cherche à apaiser l'esprit d'un défunt. Et, à en croire la taille des traces suivies par Niou, ce "quelqu'un" serait une femme. Nous restons sur place quelques heures dans l'espoir de la rencontrer, en surveillant la zone à tour de rôle. C'est Kimiko qui parviendra à détecter des bruits de pas passant non loin de là dans la forêt ; apparemment, un groupe de personnes est passé à proximité. Nous confions à Niou la tâche de suivre ces individus. Il revient quelques minutes plus tard, nous expliquant que ses proies ont quitté la forêt. Rapidement, le groupe se met au travail : Niou et moi tentont de rattraper le groupe, alors que Kimiko et Suzue remontent leurs traces pour en découvrir l'origine. Jin, peu à l'aise avec l'art de la discrétion, reste sur place pour attendre l'hypothétique arrivée de la shugenja.

De notre côté, les résultats sont maigres. Tout au plus découvrons-nous que nous suivons un groupe de samurai, vraisemblablement équipés d'armure et de katana. Ils ont quitté la forêt en empruntant un sorte de "sentier" taillé au katana, avant de suivre une route qui se sépare en deux : un chemin mène aux montagnes et l'autre au village. A en croire le témoignage d'une villageoise qui aurait vu des hommes d'armes au loin, les personnes que nous suivons se sont dirigées vers les montagnes. Nous tentons de continuer notre traque, mais l'avancée devenant difficile une fois les montagnes atteintes, nous rebroussons chemin.

De retour auprès de Jin, Niou et moi constatons que Kimiko et Suzue sont déjà de retour. Leurs recherches ont été plus fructueuses, puisqu'elles ont découvert un campement de Ronin. Ils sont une dizaine et subviennent à leurs besoins grâce à des provisions volées. Apparemment, leur moral est bas. Plus intéressant encore, il semblerait qu'un homme correspondant à la description du Shugenja Ronin soit leur prisonnier.

Décidant de faire justice, nous nous dirigeons vers le campement des Ronin. Jin prend les devants, et interpelle l'un d'entre eux. Celui-ci réagit mollement, mais alerte malgré tout ses camarades. L'escarmouche commence, et tourne rapidement en notre faveur ; Suzue parviendra à immoler trois de nos ennemis, Niou en criblera deux de flèches (dont un cuisinier particulièrement féroce), Kimiko fera honneur à sa réputation, Jin - bien que s'étant fait blessé - désarmera un ronin avant de l'assommer avant de mettre rapidement un terme aux hostilités grâce à son légendaire talent au katana alors que je neutralise celui qui semble être le chef à l'aide d'un des shuriken que Kimiko m'a gracieusement offert. En l'espace de quelques minutes, le camp est maîtrisé, et nous pouvons libérer le prisonnier…

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Jour 3 (suite et fin) : Les Ronin étant maîtrisés, nous délivrons le prisonnier. Après une longue délibération sur la manière la plus efficace de le libérer de ses liens (la clé se trouvant sur un cadavre, et nos katana étant trop nobles pour trancher une chaîne…), Jin prend le parti d'utiliser une hache, pendant que Kimiko se saisit de la clé à l'aide de ses baguettes. Quoiqu'il en soit, l'homme finit par être libéré. Il s'agit bel et bien du Shugenja Ronin engagé par les villageois pour régler l'affaire du katana volant. Il répond au nom de Bironeku et à en juger par sa robustesse, il vient probablement du clan du crabe ou de la licorne. Nous apprenons que les villageois l'ont engagé il y a une trentaine de jours, et que les ronins qui l'ont capturé étaient d'anciens gardes du château qui ont préféré fuir lorsque le katana volant terrassa l'exorciste chargé de la purification du lieu. Immédiatement, Jin décapite le chef des Ronin afin de ramener sa tête à Shiro Shimayasu. Après quelques minutes, le Ronin que Jin a réussi à capturer finit par émerger. Nous obtenons de lui la confirmation que son groupe faisait bien partie des gardes du château. Il nous apprend également qu'une jeune femme se promène seule dans la forêt, et qu'elle a habilement remis à sa place un des ronin lorsqu'ils ont tenté de s'en approcher. Il s'agit très probablement de la prêtresse qui s'occupe du temple. Notre captif nous prévient enfin que deux de ses camarades sont partis faire du rapt, aussi Jin, Niou et moi choisissons de les attendre pour être sûrs de neutraliser tout les brigands, pendant que Kimiko, Suzue et Bironeku partent vers le temple en construction dans l'espoir d'y trouver la jeune femme.

De notre côté, nous attendons plusieurs heures. Jin patiente dans le camp pendant que Niou et moi sommes postés en embuscade dans les fourrés. Lorsque les deux silhouettes des Ronin se montrent enfin, Jin les interpelle. Les brigands sont saouls, aussi ne remarquent-ils pas que Jin n'est pas des leurs. Ils ne remarquent pas non plus les cadavres de leurs compagnons tout autour d'eux. En fait, ils ne remarquent pas grand chose du tout. Après leur avoir demandé de se rendre, Jin dégaine, signant de fait l'ouverture des hostilités. Je lance un shuriken en direction d'un des deux ronin, qui tombe au sol comme un sac de patates. L'autre reste assis, incapable de comprendre ce qui lui arrive, même lorsque Jin le menacera de son katana. Niou, quant à lui, charge dans le noir sans vraiment savoir où il va. Je m'attends à ce qu'il rencontre un arbre, mais sa folle chevauchée ne se terminera que lorsqu'il se rendra compte que sa cible n'était autre que Jin. Pour conclure ce glorieux combat, Niou assomme le Ronin restant pendant que j'empêche celui que j'ai blessé de mourir.

Les Ronin étant tous maîtrisés, nous les ramenons vers le temple en construction. Sur place, Kimiko nous a laissé une note : Suzue et elle sont parties camper à proximité du village, puisqu'il semble que la demoiselle s'occupant du temple ne passera pas de la nuit. Nous rebroussons donc chemin et rejoignons nos amis dans un campement de fortune.

Le lendemain, le groupe entier se présente dans le village des Heimin. Après un petit discours de ma part, nous leur rendons les biens que les Ronin leur avaient volé, et leur offrons également nos trois captifs pour qu'ils puissent eux-même rendre justice comme ils l'entendent.

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Jour 4 : Peu d'actions aujourd'hui, mais un bon nombre d'informations importantes. De retour au château, nous apprenons le nom de l'exorciste qui s'est fait décapiter devant les gardes du château : il s'agit d'un certain Asahina Gijotade.

L'après-midi, nous nous rendons dans la forêt, dans l'espoir de trouver enfin la fameuse moniale responsable de la construction du mausolée. Sur place, nous recommençons des tours de garde, mais à part quelques animaux, personne ne semble passer par là. Aussi décidons-nous de tenter autre chose : Kimiko reste au mausolée, pendant que le groupe retourne à la chute d'eau derrière laquelle nous avons trouvé le katana "volant" au repos. Jin y plante délicatement le Wakizashi que nous avions récupéré dans la zone incendiée, afin de restaurer le Daisho au complet. Malheureusement, rien ne se passe. Choisissant d'attendre la nuit pour confronter enfin le fameux katana volant, nous campons devant la cascade. Plus tard, dans la nuit, le katana sort de sa cachette. Volant à une vitesse inouïe, il semble impossible à poursuivre, pourtant nous décidons malgré tout de tenter notre chance. Niou mène la chasse, jusqu'à tomber nez-à-nez avec un.. buisson. Un buisson dans lequel se cachait un jeune enfant terrifié. Apparemment, il s'agit d'un gamin du village - un certain "Taki" - qui s'était mis en tête de retrouver l'assassin d'un de ses camarades de jeu. Ce camarade ne serait autre que Patako, le fils du chasseur. Je le ramène au village, pendant que les autres continuent de fouiller la forêt - en vain. Nous décidons donc d'abandonner et de retrouver Kimiko au mausolée. Mais, pendant notre retour, nous apercevons une silhouette. Elle semble courir dans la forêt. Nous la poursuivons et la retrouvons quelques mètres plus loin. Il s'agit d'un garde du château, qui a visiblement été décapité d'un coup net - sans doute une nouvelle victime du Katana Volant. Kimiko, alertée par le bruit, nous retrouve d'elle-même. En examinant la victime de plus près, elle découvre qu'il est membre de la famille Asahina. Cette découverte peut sembler anodine, pourtant force est de constater qu'il s'agit d'un lien entre toutes les victimes samurai : ils font tous partie de la famille Asahina.

Satisfaits, nous rentrons à Shiro Shimayasu.

Jour 5 : Dès le matin, nous décidons de creuser un peu plus la question des Asahina. Tout d'abord, nous faisons un rapport au Daimyo, qui n'est pas spécialement satisfait de nos découvertes : il veut surtout qu'on lui dise comment se débarrasser de ce fantôme gênant. Après quoi, notre ami Bironeku nous donne quelques informations supplémentaires : d'une part, il nous apprend que les villageois sont heureux du retour Taki. Ils savent également que les samurai en sont responsables. Ensuite, Bironeku précise que les Goryo - les fantômes vengeurs - tendent à pourchasser tout individu qui aurait été lié aux circonstances de sa mort. Nous en déduisons donc qu'un Asahina et un Heimin se trouvaient sur place lorsque le samurai fut tué (ou assassiné). Ensuite, nous passons un moment à fouiller les archives du château pour découvrir combien d'Asahina encore en vie se trouvent dans les parages. Parmi les informations qui nous sont révélées, nous notons qu'il ne reste plus que 3 Asahina vivant à Shiro Shimayasu. Apparemment, la famille Asahina a décidé de réduire considérablement son aide en destination de l'endroit. Enfin, Kimiko et Jin convoquent les Asahina survivants pendant que Suzue, Niou et moi-même allons voir le chasseur du village, dans l'espoir qu'il nous apprenne un ou deux détails de plus sur cette affaire. Étant donné que le chasseur est connu pour sa haine farouche à l'égard des samurai, nous décidons d'envoyer Niou, déguisé en chasseur, pour aller lui parler, mais sans résultat. En effet, le chasseur refuse de parler à qui que ce soit. Choisissant de ne pas le pousser à bout, nous rentrons à Shiro Shimayasu. Kimiko ayant déjà fini d'interroger les trois samurai Asahina, elle nous rapporte une nouvelle absolument fascinante : si la famille Asahina a décidé d'arrêter de soutenir la région, c'est parce que le Daimyo a fait quelque chose qui leur est resté en travers de la gorge : il a choisi de changer de son nom de famille pour être admis dans l'école de courtisans de la famille Doji. En d'autres termes, "Doji" Shimayasu s'appelait autrefois Asahina Shimayasu…

Voilà qui nous met dans une situation difficile. A en croire cette révélation, notre employeur direct pourrait n'être qu'un infâme scélérat qu'il nous faudra nous-même châtier...

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Jour 5 : De retour sur l'affaire… Kimiko ayant laissé un message pour notre moniale insaisissable plus tôt dans la journée, stipulant une heure de rendez-vous sur place, nous faisons route vert le mausolée en construction afin de voir si cette personne a accepté de nous rencontrer. Arrivés là-bas, nous constatons qu'elle est effectivement au rendez-vous. Il s'agit d'une jeune femme, à peine moins belle que moi - si l'on excepte son crâne rasé, bien entendu. A en juger par ses tatouages, il s'agit d'une Ize Tsumi, ce qu'elle nous confirme rapidement en nous dévoilant son nom : Togashi Io. Note intéressante : elle porte des gants en tissu qui ne ressemblent pas à des gants de travail... Quoiqu'il en soit, cette Ize Tsumi nous apprend enfin l'identité du fantôme : il s'agit de Mirumoto Shoto, un bushi du clan du dragon qui voyageait un peu partout dans l'empire. Elle ne peut malheureusement rien nous dire de plus sur notre affaire. Par contre, après lui avoir expliqué clairement que le wakizashi de Shoto lui a été rapporté la veille, elle nous met en garde : il se pourrait que ce wakizashi soit devenu ou soit en passe de devenir un nemuranai. Io nous indique également que si Shoto n'a pas pu aller chercher lui-même le Daimyo, c'est parce qu'il doit retourner derrière la fontaine d'ici le levé du jour, et que sa vitesse ne lui permet pas d'atteindre sa cible en une nuit. Enfin, il semble qu'il ne suffise pas de tuer le Daimyo pour apaiser l'âme de Shoto : il faudra en plus lui raconter de quelle manière son assassin est mort. Même si c'est lui qui le tue !

Nous choisissons cet instant pour mettre au point un plan permettant d'attirer le daimyo pédophile et assassin dans la forêt. En fait d'un plan, c'est 4 plans qui émergent de nos discussions plus ou moins franches et ouvertes : Plan A : Forcément, me voici dans mon élément, aussi avais-je déjà pensé à un plan parfaitement valable pour tirer le félon hors de sa cachette. Je pensais lui remettre un faux nemuranai (le wakizashi de Shoto, par exemple) en expliquant à Shimayasu que nous venons de découvrir un moyen de vaincre le fantôme, mais qu'il n'est malheureusement pas encore applicable. En effet, ce moyen serait de remettre le wakizashi entre les mains du criminel ayant provoqué l'apparition du Gorei, et de le laisser l'affronter. Car, à en croire un spécialiste de des ectoplasmes (j'aurais pu citer Io, à son insu bien entendu, afin de ne pas mettre son honneur en jeu), ce fameux nemuranai - intimement lié à l'âme du Gorei - rend le criminel (et le criminel seulement) insensible à l'âme du mort et lui permet au contraire de le blesser. Ainsi dupé, notre bon daimyo se serait rendu dans la forêt pour affronter… son funeste destin. Après avoir expliqué ce plan aux membres ouverts d'esprit de notre groupe, ceux-ci ont l'outrecuidance de douter de mes capacités de persuasion et préfèrent se tourner vers d'autres plans aussi peu fiables qu'une invention de Niou. Quelle insulte ! Plan B : Fidèle à elle-même, Kimiko nous propose un plan débordant… de bonne volonté. Traçant des symboles scientifiques ésotériques, elle tente de nous expliquer qu'elle cherche un moyen d'accélérer la vélocité du katana. Elle s'emporte ensuite dans une longue déclaration au sujet d'une nouvelle énergie basée sur l'essence des fantômes. Puis elle se reprend et conclut par une idée qu'elle pense plus terre-à-terre, en proposant plutôt de déplacer soit la forêt, soit le château afin que le katana capable d'aller chercher lui-même sa vengeance. Les villageois pourraient nous aider pour le déménagement. Le pire dans tout ça, c'est que nous avons malgré tout envisagé la chose pendant quelques secondes... Plan C : Malgré de nombreuses grimaces et de lourds sous-entendus sur le sens profondément intolérable de cet acte, Jin émet l'hypothèse qu'éventuellement, si jamais nous y étions évidemment forcés, il serait potentiellement imaginable qu'il soit possible d'assassiner directement et simplement le Daimyo. Mais, tout de suite après avoir émis cette potentielle possibilité, Jin se mord la langue et retourne à ses pensées… suite à quoi nous acquiesçons tous et continuons de chercher une solution. Plan D : Après mûres réflexions, Kimiko propose une solution toute pensée pour ménager l'honneur de notre camarade lion. Selon elle, on peut peut-être essayer de jouer sur l'hypothétique honneur du daimyo en lui expliquant que le seul moyen d'éliminer la menace du katana fantôme est de se sacrifier. Pour se faire, elle propose d'aller lui raconter l'histoire de bout en bout, sans mentionner le fait que nous sachons qu'il est le criminel, et de le laisser lui-même faire le reste du travail. Un plan passablement naïf qui n'a, à mes yeux, aucune chance de marcher. N'oublions pas que cette grue a dores et déjà préféré bafouer le sacro-saint code du Bushido pour sauver sa vie et sa réputation. Pourquoi changerait-il soudain de comportement ?

Malheureusement, c'est le plan D qui finit par prendre le dessus. Séduits par cette idée si "honorable", mes camarades me confient la tâche d'aller parler au Daimyo, accompagnée par Niou et Suzue. Pendant ce temps, Kimiko et Jin iront rechercher le wakizashi. Apparemment, notre dragonne est intéressée par l'idée du nemuranai…

Obtenir une entrevue avec Shimayasu n'est guère compliqué, aussi puis-je facilement lui expliquer l'état actuel des choses. Je lui raconte toute la vérité, tout en cachant évidemment que nous savons qu'il vient de la famille Asahina. Le Daimyo acquiesce et semble commencer à réfléchir - probablement cherche-t-il déjà un moyen de s'en sortir en vie. Je préviens Niou de cette dernière information et lui demande de bien surveiller notre homme. Pendant ce temps, je retourne voir Kimiko, Io et Jin. Apparemment, le wakizashi pourrait éventuellement posséder des propriétés magiques, telles que la possibilité de blesser un Gorei (du coup, c'est une bonne chose qu'il ne soit pas entre les mains de Shimayasu). A part ça, il semble que Io nous propose une alternative si jamais nous ne parvenons pas à trouver un moyen de faire justice : il semblerait qu'elle puisse contacter quelqu'un de suffisamment haut placé pour régler le problème. Mais nous avons notre fierté, aussi choisissons-nous de persévérer et de trouver nous-même un moyen de punir l'infâme Daimyo.

Jour 7 : Nous y voilà. Après plusieurs jours à observer passivement Shimayasu, les choses se sont réglées toutes seules. Difficile de dire qui est le responsable, mais quelqu'un a visiblement assassiné Doji "Asahina" Shimayasu. Après vérification, nous pouvons d'ailleurs confirmer qu'il s'agit bien de lui, et non d'un subterfuge. Kimiko nous apprend qu'il aurait ingurgité du poison à base d'herbes communes qu'on peut trouver dans les champs avoisinants. Immédiatement, et pour nous assurer que Shimayasu était bien le responsable, nous rédigeons une histoire pour Shoto. Un véritable travail d'équipe se met en place : des notes factuelles de Kimiko, Jin rédige un texte héroïque que je récite devant la cascade avec une grâce qui parvient même à m'étonner moi-même. Après quoi, nous nous saisissons du katana. Kimiko interroge ses amis les Kami de l'eau, afin de s'assurer que le fantôme a bien disparu - ce qu'ils nous confirment à leur manière habituelle. Soulagés, nous quittons la forêt. Pour conclure, c'est Bironeku qui nous apprendra qui est le probable assassin. D'après lui, les villageois auraient entendu parler de toute l'histoire, et se seraient organisés pour se venger. Ils attendaient probablement le bon moment pour frapper et se venger en assassinant le principal responable..

En définitive, la menace qui pesait sur la région a disparu, les villageois se sont calmés d'eux-même et un daimyo indigne a trouvé la mort. Une affaire rondement menée.

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JOURNAL PERSONNEL DE KIMIKO (séance du 23.06.08)

Les choses sont encore parties pour se compliquer.

On était tranquillement revenus faire notre rapport (l'écrit officiel et l'oral officieux, la différence tenant en un certain nombre de détails gênants) et avoir (enfin) quelques jours de repos lorsqu'un enfant apporte un message à Jin, sous la forme d'un origami d'oiseau.

L'origami en question se révèle être une oeuvre de maître et le message, signé d'un M, laisse peu de doute quant à son origine (même si garder un doute raisonnable sur la question est tout à fait sain. Nous subissons peut-être une manipulation).

Bref, le message nous dit que des temps troublés s'approchent et nous demande de nous souvenir des Héros de la Bataille de l'Arbre de Vie. Comme ça ne nous dit rien, direction les archives du palais du Champion d'Emeraude.

Là, soudainement, j'ai comme une absence et, tandis que mon esprit danse (durant un temps correspondant, selon le mode de calcul humain, à une journée, mais ma propre perception temporelle est pour le moins flottante ces temps-ci) sur les chemins tortueux de la folie, je me sens parvenir à un nouveau niveau de compréhension. En vérité, la folie n'est qu'un raisonnement logique suivant des règles qui échappent au commun. Penser selon de nouvelles règles doit fatalement permettre une compréhension nouvelle…

Mais brisons là et revenons à nos shoggoths. Les archives ne révèlent rien. Un indice livré par des sources d'outre-tombe nous aiguille sur Okoda-senseï, un vieux joueur de go aveugle. Nous le rencontrons en ville et Jin joue contre lui, le battant au terme d'une lutte acharnée. Après discussion, il nous renvoie à une de ses connaissance Akodo Benjiro, un des principaux archivistes du Clan du Lion.

On obtient un congé de notre suzerain et on part sans attendre. Sur place, à Kyuden Hikoma, qui est la plus grande bibliothèque de l'empire, rien, de nouveau. Donc, soit :

  • Nous avons affaire à un événement suffisamment mineur pour avoir échappé au clan (peu probable).

  • Les participants et les témoins ont, plus ou moins volontairement, celé la connaissance à ce sujet.

  • Nos données sont fausses ou nécessitent décryptage.

On nous délivre également l'avis suivant : la victoire n'a pas de sens si on ne préserve pas ce qui est important. parfois, la défaite est le seul moyen de vaincre.

Notes personnelles :

Je sens que j'aborde une nouvelle étape de mon évolution et que ma formation alliée à mon goût pour le questionnement m'empêche de me contenter d'une vérité préfabriquée. Tel que je vois les choses, il va m'être nécessaire de me constituer mes propres valeurs selon ma perception personnelle du Bien.

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JOURNAL PERSONNEL DE KIMIKO (SEANCE DU 30.06.08)

En réfléchissant sur la chaîne d'événements qui nous a amenés ici, nous changeons, à l'initiative d'Akeshimi, notre angle d'approche. Nous nous mettons donc à la recherche d'informations sur Akodo Benjiro lui-même. Ainsi, nous apprenons qu'il est brouillé avec les gens de son village, qu'il accuse de colporter des histoires non vérifiées.

Le village en question s'appelle le Village de la Source de Mémoire. IL a parmi les gens de la ville où nous nous trouvons une réputation d'étrangeté. Sis dans les montagnes, il se trouve entre la Rivière aux Trois Rives et la Montagne aux Sept Tonnerres. Il nous faudra environ deux jours de voyage pour nous rendre là-bas.

Alors que nous progressons, je ressens comme un malaise grandissant, mais mêlé d'une certaine excitation. En apparence, le village semble bien innocent, mais quelques détails révèlent qu'il y a là un secret englouti par le passé. Ainsi, la présence d'une cheminée, étrangement isolée de tout bâtiment et à la taille incertaine attire mon attention. Qui sait à quels rites cachés elle peut bien être destinée ?

Nous rencontrons le chef du village, Ikoma Yoshizuka. Lorsque nous lui parlons de l'Arbre de Vie, il nous dit être le dernier dépositaire de ce savoir perdu. Il parle alors d'autres gens qui auraient tenté de réussir cette bataille et auraient perdu la vie dans leur échec. Le soir, le village nous fête. Moment agréable, certes, mais il a le goût du dernier repas du condamné.

Le lendemain, nous partons en compagnie du fils de Yoshizuka, Tadashiro. Il nous amène dans une vallée encaissée de la montagne. L'ambiance est délicieusement mortifère et j'en viens à regretter l'absence de brume, qui aurait à merveille complété le tableau. Au centre de la vallée, un arbre millénaires dresse son large tronc et ses branches noueuses vers le ciel lointain. Il porte les traces de maintes batailles et l'ancêtre de Jin dit qu'en ces lieux funestes, de nombreux guerriers courageux sont tombés, à la fois hors de la vie et hors de la mémoire des hommes. Pourtant, nulle trace de cadavre, même si la terre stérile qui entoure l'arbre semble s'être gorgée de tout ce sang. Ah, décidément, j'ai hâte de découvrir les secrets abominables issus des éons passés.

Alors que nous nous préparons à rentrer, nous apercevons du mouvement sur le col d'entrée de la vallée. Un groupe de samurais aux couleurs de ténèbres nous barre le passage et leurs intentions à notre égard ne font aucun doute. Manoeuvrant entre les rochers, nous passons à l'attaque, évitant autant que possible les blessures. Notre tactique fonctionne, appuyée par Tadashiro qui se révèle un excellent archer. Nos agresseurs ont le style des Lions, mais leur mon est difficile à identifier.

En hâte, nous retournons vers le village. Ils ne sont sûrement pas venus seuls.

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JOURNAL PERSONNEL DE KIMIKO (SEANCE DU 07.07.08)

L'état du village s'est révélé aussi épouvantable que nous le subodorions. Là, les corps éventrés le disputaient aux égorgés et aux écorchés en un tableau d'une beauté dérangeante. Par contre, nulle trace des agresseurs, hormis une piste qui s'éloigne dans la montagne. Ils semblent avoir emporté les archives

Nous suivons l'obscur chemin qui nous mène à une forteresse. Une brume suintante s'accroche maladivement aux pagodes de pierres sanglantes. L'absence même de présence ne fait qu'accroître notre malaise et la porte, ouverte, semble une invitation macabre. Macabre oui, car c'est l'horreur qui nous attend à l'intérieur de ces murs. Ayant franchi le piège de la porte sans encombre, nous découvrons deux salles, une au premier et une autre au rez-de-chaussée, où des prisonniers torturés canalisent leur souffrance dans un obscène rituel de magie du sang.

Le sous-sol nous fait encore progresser dans l'abomination. A mesure que nous progressons, il devient clair que nous ne sommes plus dans l'Empire, mais en un lieu bien plus sombre, peut-être même Jigoku.

Nous explorons des cavernes et trouvons une cérémonie. Un maho-tsukai procède à des sacrifices humains devant une foule d'onis. Seuls quelques gardes humains, des chevaliers noirs, gardent les caisses d'archives. Niou et Jin provoquent la chute d'une stalactite qui en tue quatre. Nous finissons les autres discrètement au contact et évacuons les caisses.

Malheureusement, nous sommes repérés. Nous devons donc un peu tracer, mais sans problème majeur. Nous mettons fin aux jours des malheureux des étages et regagnons le village.

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