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Tribulations Midori cover

Tribulations Midori

Le quotidien d'un groupe de jeunes magistrats d'Émeraude dans un Rokugan apaisé
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Encore jeunes et innocents, nos personnages sont néanmoins arrivés à l'étape la plus cruciale de leur existence : le Gempukku. Il est effectivement temps pour eux de devenir adultes, et leurs clans respectifs ont décidé de faire les choses en grand en nous envoyant à Tsuma pour le championnat de Topaze, un tournoi prestigieux qui fait office de cérémonie de passage à l'âge adulte. C'est le cœur serré que, seuls, nos héros entreprennent à pied le voyage vers la cité où le destin les attend.


Il fait beau, le ciel brille, les oiseaux sont bleus et le soleil chante. Tout ceci grâce à la bonté d'Amaterasu, me direz-vous ? Malheureusement non, il s'agirait plutôt du "talent" des Shugenja du clan de la Grue, visiblement plus enclins à faire briller le soleil qu'à oeuvrer au bien de l'Empire. Soit.

A mes côtés, j'aperçois deux autres jeunes gens au pas rapide : un homme et une femme. L'homme, visiblement un membre du clan du Crabe, semble renfrogné et peu porté sur la discussion. Un membre du clan du Crabe, en somme - la musculature démesurément développée en moins.
La femme, elle, avance rapidement et d'un air décidé. Il s'agit d'une Shugenja du clan du Dragon, d'après les Mon qu'elle arbore.

Quoiqu'il en soit, en continuant notre route, nous rencontrons sur un petit pont un Eta lourdement chargé qui, pour tenter de nous laisser la place de passer, trébuche et tombe dans l'eau. Du coin de l'oeil, j'observe la réaction de mes camarades. La Shugenja ne semble pas porter attention au pauvre misérable, alors que l'individu du clan du Crabe semble perplexe. Interpelée par sa réaction, j'observe à mon tour la situation ; chose étrange, le vieil Eta est tombé dans l'eau, mais les Grues autour de lui n'ont pas réagi. Ceci mérite une petite enquête.

Je m'approche, et les grues fuient. En d'autres termes, elles ne sont pas coupables : c'est bien ce vieil homme qui est étrange. Une rapide conversation s'engage entre lui et moi, et j'apprends qu'il est paysan et que son nom est "Megumi". Entre deux formules de politesses pleines de bonté, il me fait remarquer que j'ai mis les pieds dans la boue ! C'est donc prestement que je me retire de là, laissant la place au membre du clan du Crabe, visiblement plus attiré par la lourde caisse que transportait Megumi que par sa personne. La Shugenja du clan du Dragon se permet une remarque sur ma manière de m'inquiéter du sort d'un pauvre Eta. Un mauvais point pour elle. De toutes façons, elle aura largement de quoi en marquer d'autres sur le long terme. Grossier, le Crabe ne pense pas à aider le vieillard à se relever, me forçant de fait à le faire moi-même. Que ne faut-il pas faire pour obtenir quelques maigres renseignements ?

Évidemment touché par tant d'attention de ma part, Megumi nous invite tous les trois à participer à une petite cérémonie du thé en notre honneur. Son talent est remarquable, et c'est avec gratitude qu'il m'offre un petit coffret. Nous interrogeant sur notre destination, le paysan nous apprend qu'il est disposé à nous laisser sa maison à Tsuma - une propriété familiale. La Shugenja se dévoile sous le nom de "Kimiko". Le membre du clan du Crabe, qui dit s'appeler "Niou", fait preuve de gentillesse en portant la caisse de Megumi jusqu'à sa demeure. Après cette courte mais agréable pause, nous reprenons notre route. Derrière nous s'envole une nuée de Grues : Megumi avait visiblement disparu.

Tsuma est enfin atteinte. A l'entrée de la ville, un marchand du clan crabe vend des babioles. Un peu trop curieuse, je me penche sur ses marchandises. Au final, je me retrouve à débourser 2,5 Bu pour l'achat d'une magnifique petite broche en forme de Scorpion, non sans avoir ardemment lutter pour faire baisser son prix grâce à mes charmes déroutants. Suite à quoi mes compagnons et moi cherchons la demeure de Megumi. Celle-ci se situe dans un quartier calme, et possède du charme. Terriblement zen, elle n'a néanmoins plus été visitée depuis un certain temps, comme le témoigne les lits de poussières qui s'y trouvent.

Le soir tombé, nous nous rendons dans une petite auberge de mon clan. Là-bas, Niou fait preuve d'une terrible grossièreté en insultant le nom du clan du Scorpion. Décontenancée, je m'éloigne de lui - avec un peu de chance, les clients penseront qu'il est saoul et l'épargnerons. Kimiko m'accompagne, et me fait part de son plus insupportable défaut : sa capacité à placer jusqu'à deux aphorismes entre chaque phrase. Insoutenable. A tel point que j'en finis par demander une tierce compagnie. C'est ainsi qu'une demoiselle du clan scorpion nous rejoint. Elle se montre assez locace lorsqu'il s'agit de révéler certaines informations sur le tournoi et ses participants. Par la même occasion, j'apprends - non sans être passée pour une inculte - que Megumi serait le nom d'une des fortunes Rokugani. Toujours bon à savoir. Pendant ce temps, Niou, isolé, se goinfre. Une chance qu'il ne soit pas avec nous. La note n'est pas trop élevée, j'en profite donc pour la prendre à ma charge - Kimiko n'en sera que trop redevable. En fin de compte, nous rentrons à la demeure de ce décidément surprenant Megumi. Niou, ivre mort, s'étale sur le sol en rentrant. Bien, il a trouvé sa place. Quant à moi, je prends sa chambre. Je ne serai de fait pas forcée d'entendre les aphorismes de Kimiko durant mon sommeil. D'ailleurs, je me demande si elle les récite lorsqu'elle dort. A vérifier ! Avant de m'assoupir, je vérifie le contenu du coffret de Megumi : à l'intérieur se trouve un petit masque garni de jade, qui semble s'illuminer lorsque je le porte. Etrange.

Le lendemain, Niou, Kimiko et moi-même partons nous inscrire. Sur place, certains de nos concurrents en font de même. Parmi eux, je découvre Bayushi "fils à papa" Sugai : on m'avait effectivement prévenue de sa participation au tournoi. Tant mieux : il va apprendre le sens du mot "désillusion". Cet enfant gâté a trop souvent été pistonné pour que je le laisse remporter ce championnat de Topaze...

Nous décidons ensuite de prendre un bain, pour être présentables lors de l'arrivée de la famille impériale. Kimiko s'empresse de se libérer de sa dette en payant elle-même nos entrées. Elle ne voit même aucun inconvénient lorsque je demande un masseur. Soit.

Plus tard, nous assistons à l'arrivée de la barge impériale. Bayushi Shoju, Bayushi Kachiko, l'Empereur lui-même et son fils débarquent et se dirigent vers leurs appartement. Dans la foule, un vieux membre du clan du Crabe, à côté de moi, émets une remarque fort désobligeante au sujet de notre jeune prince. Ce porc sait bien que je suis la seule à l'avoir entendue, et que ma parole ne vaudrait rien si jamais je venais à révéler son blasphème. Mais il n'imagine pas le pétrin dans lequel il s'est mis en provocant un membre du clan du Scorpion… à charge de revanche.

Au soir, nous nous renseignons sur les épreuves qui auront lieu le lendemain, ainsi que sur nos adversaires. La première épreuve sera la lutte. Ma fragile personne ne sera certainement pas à même de rivaliser avec mon adversaire. Il va falloir feinter. Celui qui m'affrontera se nomme "Toku" : il s'agit d'un pauvre ronin qui essaie visiblement d'attirer les bonnes grâces d'une famille dans l'espoir de la rejoindre. L'apercevant, je lui joue la comédie de la pauvre femme désespérée qui ne souhaite en aucun cas souffrir lors du duel. Apparemment, ma prestation le touche. Qui en aurait douté ?

Le lendemain, les épreuves comment. Niou parvient à vaincre ce crotteux de Sugai, malgré la tentative de triche de ce dernier et au désespoir de notre Daimyo. Quant à Kimiko, elle se déchaîne et aplatit un puissant membre du clan du crabe. Etrange. Quoiqu'il en soit, Toku est un peu confus. Profitant de l'occasion, j'essaie de mettre à profit les astuces que m'a enseigné mon oncle dans l'art du Ninjutsu, mais rien n'y fait : c'est un match nul, ce qui n'est ni bon pour moi, ni bon pour lui. Allons, Toku.. pourquoi n'es-tu pas simplement tombé par terre comme n'importe quel homme galant l'aurait fait à ta place ? Les Ronin n'ont aucun savoir vivre.

L'épreuve qui suit est déjà plus dans mes cordes. Il s'agit d'identifier des bannières ou des Mon. A la surprise générale, Niou arrive à identifier le Mon du clan de la libellule avant Sugai. Comment cela se fait-il ? Un homme aussi bourru que lui ? Quoiqu'il en soit, Kimiko parvient sans mal à surclasser son adversaire Hida. De même, Toku ne fait pas le poids contre moi, et je remporte cette épreuve sans suer une seule goutte. Ç'aurait été un comble.

La troisième épreuve clôturera cette demi-journée. Il s'agit de la course. Encore un domaine où je suis bien incapable de briller. Durant celle-ci, Sugai tente de tricher ; il avait visiblement placé une corde en bordure du parcours, qui aurait dû lui permettre de sauter par-dessus un parterre d'aiguilles sans perdre de temps. Par chance, je mets la main dessus avant lui, l'utilise et la jette dans un buisson, plus loin. Le misérable ne s'en rendra compte que trop tard : il avait déjà perdu. Arrivés en fin de course, ni Kimiko, ni Niou, ni moi ne remportons la première place. Ce n'est pas grave. La chance finira bien par tourner...

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Nos personnages se sont engagés dans le championnat de Topaze. Suite à leur rencontre fortuite avec la fortune des actes héroïques, Megumi, ils s'installent dans la demeure de cette vénérable divinité avant de participer à la première journée d'épreuves. Nos héros parviennent à éviter le gros des impairs, et se reposent à la mi-journée en attendant la seconde partie.


Cette première partie des épreuves du championnat de Topaze ne s'est pas si mal passée, après tout. N'étant pas faite pour le combat, je peux déjà m'estimer heureuse de ne pas avoir perdu lors de l'épreuve de Sumai.

Finalement, la petite pause de mi-journée ne m'aura pas fait de mal. Et encore moins à Kimiko qui en a profité pour se ressourcer en méditant. Quant à Niou, je ne sais pas exactement ce qu'il fait. Sans doute est-il en train de manger. Ou de boire.

La prochaine épreuve touche à l'équitation, un domaine que mes compagnons et moi redoutons. Niou passe en premier, et en sort bien. Seul son tir à l'arc est hasardeux. Il est suivi de Kimiko qui peine à dompter sa monture. En revanche, son attaque est tout ce qu'il y a de plus impressionnant, ce qui est, comme je l'avais déjà noté auparavant, contraire à ce qu'elle est censée savoir faire. De plus en plus étonnant. Sa flèche, par contre, tombe lamentablement de son arc sans avoir été décochée. Aux portes de la honte, elle prend visiblement le temps d'adresser une petite prière aux fortunes pour son retour à cheval ; comble de la surprise, son cheval est docile et se laisse guider. C'est à mon tour. Je monte sur ma monture, qui s'avère farouche et peu obéissante. Avec leste, mon attaque au katana touche sa cible, là où mon tir la manque - sans pour autant en être honteux. Mon retour à cheval n'est pas désagréable. Cette difficile épreuve passée, il m'est agréable d'observer les déboires de nos concurrents. Pourtant, la plupart s'en sortent avec les honneurs. A croire que ce n'était pas la première fois qu'ils montaient à cheval, eux !

S'en suit une épreuve de comportement. Rapidement, les candidats s'affrontent par deux. Je retrouve ce brave Toku, qui semble peu au fait de ce domaine. Sans trop de mal, je remporte cette épreuve. Kimiko bat son adversaire un peu trop penaud, mais Niou semble être pris de vitesse par Sugai. Quelque chose cloche… il a encore dû tricher.

Cette dernière épreuve met fin à la première journée du championnat. Rapidement, un des organisateurs nous annoncent que nous sommes tous conviés à un repas au Dojo. Tout le beau gratin y sera présent - ce qui signifie que même l'Empereur devrait nous honorer de sa présence. Poussées par le devoir et l'étiquette, Kimiko et moi-même allons prendre un nouveau bain avant de nous préparer pour cette occasion. Quant à Niou, c'est nous qui le poussons à en faire de même. C'est également l'occasion rêvée pour moi d'exhiber le masque de Megumi, et de tester ses pouvoirs. Sur place, nous sommes rapidement installés au fond de la salle, très loin de l'Empereur et de toutes les personnalités importantes. En me mêlant à la foule, j'apprends que notre ami Hida Fujizaka, le gros bonhomme qui a affronté Kimiko durant cette journée, est un fervent adepte de la bouteille, que la jeune Isawa Oruko, une autre de nos concurrentes, voit la vie en noire et que la timidité de Asahina Tadamo est telle qu'il serait facile de l'utiliser pour le disgracier. Toutes ces informations me seront fort utiles. Kimiko reste calme et parle avec la sagesse que nous lui connaissons, alors que Niou semble être tombé amoureux de Kakita Asami, la fille de l'organisateur du tournoi. Dans un élan de bonté vers ce désespéré, je récolte quelques informations sur elle ; elle est fiancée à un homme du clan de la licorne, et s'avère relativement satisfaite de sa situation. Mon pauvre Niou, tu vas avoir du travail pour atteindre ton but. Bayushi Shoju, Bayushi Kachiko et Bayushi Sugai se tiennent au fond de la table, aux côtés de l'Empereur. Animée d'un désir ardent de poignarder ce morveux jusqu'à la moelle, je tente d'attirer son attention, quitte à en puiser dans mes réserves. Mon regard croise le sien, et mes charmes enivrants parviennent à troubler ce faible. Un premier pas dans la tombe ! A mon grand regret, nos Daimyo et lui quittent la table et s'en vont dans une aile du pavillon à laquelle les invités n'ont pas accès. Plus tard dans la soirée, alors que certains commencent déjà à partir, une de nos concurrentes - Otaku Shiko, bushi du clan de la Licorne - vient nous rejoindre. Visiblement outrée par le comportement peu avenant d'un Hida Fujizaka ivre, elle a décidé de migrer vers notre table pour discuter. Cette demoiselle sympathique se montre particulièrement ravie lorsque nous l'invitons à passer la nuit chez nous, plutôt que de rester dans les appartements des invités et risquer ainsi de tomber sur le Bushi du clan du Crabe. D'ailleurs, j'accoste ladite personne et je lui offre quelques verres de saké en plus pour l'achever. Ivre mort, il sombre sous les yeux de son Daimyo désappointé, qui place désormais tous les espoirs de respect et de gloire de son clan en Kuni Niou. Comme quoi, le hasard fait bien les choses. Au passage, j'essaie également de persuader Isawa Oruko que le sort s'acharne sur elle, et qu'elle devrait se fier à ses mauvais pressentiments pour fuir le championnat. Un effort vain : elle préfère passer la nuit au temple et revenir demain, après de longues prières visant à regagner grâce aux yeux des Fortunes.

La nuit continue, et nous décidons finalement de faire mouvement. Kimiko aide Shiko à prendre ses affaires, et nous traversons le jardin, lorsque notre amie du clan du Dragon est alertée par des bruits de combat non loin d'ici. Intrépides et sans doute complètement fous, nous nous rendons sur place. Cachés dans un buisson, cinq cadavres déversent abondamment leur sang sur le sol. Il s'agit des représentants du clan du Blaireau, ainsi que de leur Daimyo, tous assassinés. Dans leur dos sont plantés des Shiruken. Soudain, une voix nous fait sursauter. Il s'agit du "fils à papa", qui nous interroge sur la raison de notre présence sur place. D'abord étonnés, nous remarquons cependant vite qu'il essuie un katana ensanglanté, l'air de rien. Shiko lui retourne sa question, ce à quoi Sugai répond qu'il n'a pas à justifier sa présence ici à cause de son rang "supérieur". Il va chercher un garde, et j'en profite pour le suivre. Cherchant à déterminer s'il s'agissait d'un acte intéressé et égoïste ou plutôt d'une opération nécessaire au bien-être du clan, je l'interroge en chemin, en usant au mieux de mes charmes pour le pousser à répondre. Ses quelques balbutiements me révèlent qu'il s'agirait plutôt d'un petit service rendu qu'il a dû accomplir pour quelqu'un d'autre... Nous croisons un garde. Celui-ci alerte le reste des invités et nous réunit tous dans la salle principale. Là, nous sommes interrogés sur les événements. Sugai prétend qu'il a entendu des bruits de combat, qu'il se serait précipiter pour voir, qu'il aurait entrevu l'assassin - le karo du daimyo - et qu'il l'aurait ainsi poursuivi et abattu un peu plus loin sur le pont. N'étant pas en mesure de contester ses dires, nous devons nous contenter de raconter notre vision "restreinte" des faits, sans émettre le moindre soupçon. D'ailleurs, tout le monde semble penser la même chose que nous, mais personne n'ose le dire. Pourtant, avant de quitter la salle, Shiko - à bout de nerf - proclame que Sugai est l'assassin. Profitant de cette bévue monumentale, Sugai exige un duel pour laver son honneur. Le Champion d'Émeraude, en juge, ne peut qu'acquiescer. Bien que douée à cheval, notre amie du clan de la Licorne n'est pas aussi brillante les pieds à terre. C'est donc sans mal que Sugai la tue devant nous, impuissants à agir sur le moment. Une raison de plus pour lui faire regretter son geste...

La nuit est difficile et amère. Le lendemain, nous nous réveillons au petit matin pour participer à l'épreuve des duels à l'arme non-aiguisée. Coup de chance, je rencontre Sugai en guise de première passe d'arme. En dépit de mon manque d'expérience dans le domaine, je parviens à prendre l'avantage et à lui causer une estafilade. Fils à papa me regarde de travers - et il a bien raison, ce n'est que le début... De leurs côtés, Niou et Kimiko étalent sans mal leurs opposants. Je commence à croire que je suis tombée sur les deux seuls éléments valables de ce championnat. Le deuxième tour est tout aussi lamentable du point de vue de nos adversaires, et nous remportons cette épreuve sans mal. S'en suit l'épreuve de la poésie, sous l'égide de notre Dame Kachiko. Elle choisit le thème "Honneur". Rapidement, nous rédigeons un haïku. Confiante en mes capacités, je suis pourtant scandalisée lorsque c'est cet illettré de Toku qui remporte l'épreuve. Il a certainement dû payer un Eta talentueux ou je-ne-sais trop qui pour rédiger son poème à sa place... quelle mauvais joueur ! Après cette déconvenue, il est temps de passer à l'épreuve de société. Quelques questions sont posées à chaque candidat, mais il faut se rendre à l'évidence : les bonnes manières se perdent. Peu d'entre nous sont capables d'y répondre convenablement.

A la mi-journée, nous avons à nouveau droit à une pause. Kimiko essaie à nouveau de méditer, mais est visiblement trop troublée pour y arriver.

La prochaine épreuve est celle du Go. Accueillis dans une grande salle confortablement meublée, nous menons chacun une seule partie contre un adversaire. Peu habituée à ce jeu, je parviens heureusement à battre Matsu Shorisuro, qui ne semble pas être plus expérimentée que moi. Niou fait preuve d'un talent sans commune mesure et humilie son adversaire qui, à sa manière, fait également preuve d'un talent sans commune mesure. Presque une insulte à l'incroyable performance de notre ami du clan Crabe aux milles surprises. Mais alors que je pensais avoir trouvé le plus piètre des joueurs de Go avec l'adversaire de Niou, notre amie Kimiko pose elle aussi ses pions... à côté du plateau de jeu. Par chance, son adversaire - ce minable de Sugai - fait encore pire qu'elle et ne sait même pas que faire avec ses pions. Mange-les, pauvre idiot. Ils t'auront au moins servi à quelque chose ! La dernière épreuve officielle s'avère être le tir à l'arc. Il s'agit d'atteindre des cibles situées à 40m de nous, et qui seront progressivement déplacées de 20m par 20m jusqu'à ce que tous les candidats soient départagés. Les regards inquiets que Kimiko, Niou et moi-même nous échangeons sont révélateurs de notre talent en la matière. Par chance, le crabe et moi parvenons à toucher nos cibles, au même titre que 5 autres participants. Kimiko, elle, rate son premier tir. Le second tir, à 60m, déleste la partie de quelques membres supplémentaires. Fière d'être arrivée au troisième tour, je puise dans mes forces intérieures pour atteindre ma cible. C'est chose faite, là où mes adversaires ont tous raté leur tir. Un point de plus pour moi. Cette année, les organisateurs nous ont préparé une dernière épreuve spéciale : la chasse. Nous devons ramener précisément trois oeufs de poissons Tsu. Ces étranges créatures amphibies pondent des oeufs et vont les entreposer sur des arbres. Lâchée seule dans la forêt, je rejoins rapidement Kimiko pour lui demander son plan. Elle compte interroger les esprits de la rivière pour découvrir où sont passés les poissons Tsu. Une vague surnaturelle nous indique un endroit, et manque de mouiller Niou, qui avait visiblement lui aussi cherché à rejoindre la rivière. Ses yeux perçants découvrent un arbre remplis d'oeufs. Il me faudra mettre à profit mes connaissances de Ninjutsu pour y grimper et envoyer les oeufs trois à trois, pendant que Niou empêche les poissons Tsu de me poser des problèmes. Fiers de nous, nous nous apprêtons à repartir lorsqu'une flèche se plante à nos côtés ; des buissons environnants sortent un groupe de Ronin patibulaires qui souhaiteraient nous prendre nos oeufs. Le lien est facile à faire : c'est certainement Sugai qui les a engagé. Après de vaines tentatives de négoce, nous sommes forcés d'abdiquer pour sauver nos vies. Mais cette fois-ci, c'en est trop. Je prépare un plan pour faire payer ce traître...

Le soir arrive, et nous préférons retourner chez nous et y manger plutôt que de passer la soirée en public.

Le lendemain, les résultats de nos cérémonies de passage sont dévoilés. Évidemment, Niou, Kimiko et moi-même sommes admis. Sugai aussi. Tant mieux. Chose étrange, la jeune samurai Matsu Shorisuro - qui n'a pas réussi son Gempukku - se fait Seppuku. Ces barbares de Matsu préfèrent tuer leurs membres les plus faibles plutôt que de leur donner une seconde chance. Dommage pour elle. Championnat de Topaze oblige, la cérémonie de passage à l'âge adulte se conclura par des duels entre chaque membre ayant réussi. C'est le moment de frapper...

Rapidement, je fais un tour dans l'enceinte, jusqu'à trouver un pauvre Eta. Pour la modique somme d'un koku, je lui ordonne d'aiguiser la lame du katana de l'adversaire de Sugai juste avant son duel. Un complot létal, mais mérité. Les combats démarrent. Le nombre des participants étant impair, c'est moi qui suis graciée du premier tour des duels. Kimiko défait Doji Kuwanan, là où Niou vainc Mirumoto Uriko. C'est Toku qui affronte Sugai. Par chance, il lui porte le premier coup et l'envoie directement dans le coma. Cependant, son coup était suffisamment "faible" pour ne pas soulever de soupçons. Le misérable tricheur est conduit à l'infirmerie, où je compte bien régler une bonne fois pour toutes ses dettes.

J'affronte ensuite Toku et j'arrive à le vaincre. De leur côté, Niou défait Kimiko rapidement. La finale se déroulera donc entre Niou et moi. J'arrive à prendre l'avantage sur lui, et je lui porte une attaque qui ne l'atteint pas en dépit de toute ma bonne volonté. Sur la défensive, il ne peut pas riposter, et j'en profite pour retenter ma chance, sans succès. C'est donc lui qui en profite pour me rendre le coup et m'atteindre. C'est ainsi que Niou, cet inculte du clan du Crabe, remporte finalement le championnat de Topaze. Quant à moi, avec ma deuxième place, je suis étonnée par mes propres prouesses - aurais-je été faite pour une carrière de Bushi plutôt que de courtisane ? Conduite à l'infirmerie pour me faire soigner, j'en profite pour payer un nouvel Eta afin qu'il achève Sugai en l'empoisonnant. Après quoi, nous sommes conviés au final de la cérémonie de Gempukku. Dans la foule, nous reconnaissons Megumi, qui nous observe. Soudain, il apparaît sur l'estrade, sous les regards ébahis de tout le public. D'une voix puissante, il nous annonce que nous - je veux dire, Niou, Kimiko et moi - sommes des élus, avant de disparaître sous forme de grue. Un événement incongru, qui laisse beaucoup de monde perplexe (dont mes compagnons et moi, les premiers).

En fin de compte, on nous apprend que le pauvre Sugai n'a pas pu participer à la cérémonie à cause d'une grave maladie soudaine. J'en déduis que les médecins du clan du Scorpion ont réussi à le sauver In Extremis. Ce n'est que partie remise. Niou devient la nouvelle fierté du clan du Crabe. Kimiko, elle, demande à entreprendre une formation de Magistrate plutôt que de Shugenja. De mon côté, Bayushi Shoju semble frustré, là où sa femme, la Dame Kachiko, est heureuse de mon résultat.

J'ai hâte de voir ce que nous réserve l'avenir...

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Nous nous retrouvons de nouveau tous les trois et avons été chargés d'une mission pour le gouvernement. Les premiers éléments (dont le profond ennui de l'officiel qui nous en charge) laissent à penser que celle-ci est de peu d'importance.

Nous sommes donc chargés de nous rendre dans le village de Bamayushi, à l'ouest du Château de la Simulation. Là, nous devrons nous présenter au daimyo local (Hida Teniki) pour obtenir de nouvelles instructions. Le village se trouve en territoire Crabe, proche de la frontière avec les Scorpions.

Les premiers jours de voyage se passent calmement, sauf que mon hippopathie ne s'arrange pas. Ce voyage pas trop rapide est une excellente occasion d'engranger des informations.

Nous rencontrons, un soir dans un relais d'étape un samurai du clan du Crabe, l'ingénieur Kayu Iguro. Une rapide analyse démontre que c'est un génie scientifique typique, totalement déconnecté de la réalité.

Celui-ci nous présente sa dernière invention, une geisha mécanique. Sa marionnette (appelée Taki) manque d'automatisation, mais se montre capable d'une dextérité fabuleuse dans ses gestes programmés. Elle est ainsi capable de servir du thé sans rien renverser ni casser.

L'ingénieur souhaite la présenter au seigneur de la famille Hida comme mannequin d'entraînement pour apprendre les arts de la civilisation aux Crabes. Il nous la montre car il souhaite l'avis de gens éclairés.

Le lendemain soir, après une journée déplorable à tout point de vue, nous retrouvons Kayu Iguro. Il a perfectionné sa marionnette, la rendant capable de parler (en fait de dire une unique phrase). Une rapide extrapolation de sa vitesse de progression m'amène à une théorie : le risque que la marionnette "s'éveille".

Durant la nuit, je suis réveillée par un bruit. Ne pouvant parvenir à une conclusion probante, je retourne me coucher. Au matin, nous faisons une macabre découverte.

Décrivons la scène du crime : la marionnette git repliée dans un renfoncement sous l'escalier qui mène au premier étage (celui des chambres). Devant elle git le cadavre d'un bushi du clan du Scorpion (famille Shosuro). Le défunt présente plusieurs caractéristiques intéressantes. La cause de la mort est attribuée à une dizaine d'aiguilles soigneusement plantées sur sa tête, aux points vitaux.

Comme les règlements de pureté m'interdisent de procéder à une enquête plus approfondie j'attends. Le magistrat local ne tarde pas à arriver et classe l'affaire. Typique.

NB : certaines professions ont des dérogations à ce sujet. Pourquoi pas la nôtre ? Combattre le crime nécessite quelques sacrifices.

Deux théories semblent valables :

a) la poupée s'est effectivement éveillée et s'est défendue
b) un tiers non déterminé est intervenu.

Dans les deux cas, on peut conclure à une tentative de vol qui s'est mal terminée.

Nous continuons notre route. Je propose à l'ingénieur de nous accompagner. Il est secoué. C'est la première fois qu'il voit un cadavre. Le soir, nous rencontrons Yasuki Morikawa, un riche négociant en soie. Il est intéressé par la poupée. Après quelques négociations, l'ingénieur la lui prête pour la nuit. Autant discuter affaires quand il sera moins bourré.

Le lendemain matin, nous nous rendons chez Yasuki. L'endroit est lourdement sécurisé. Kayu accepte l'offre de 50 kokus, pensant pouvoir refaire une marionnette à temps. Nous quittons temporairement les lieux. Temporairement car, alors que nous nous apprétons à quitter la ville, un garde de Yasuki nous aborde. Son maître veut nous voir.

Sur place, un nouveau crime a eu lieu. Une barrette précieuse, d'origine gaijin a disparu du coffre. Il s'avère que les serrures physiques n'ont pas été forcées ou alors avec énormément de minutie. Les serrures magiques (prévues pour réagir au chi de Yasuki et de son shugenja) ont elles été détruites. Le shugenja en est encore affaibli.

Je procède à des investigations :

  • l'examen de la poupée ne révèle rien, sauf que la trappe d'accès possède un espace vide situé devant le mécanisme.
  • L'interrogation des genii locii amène à la conclusion qu'une créature surnaturelle est passée dans la pièce de la marionnette et qu'une autre se trouve dans la cave.
  • les connaissances de Niou-kun, aiguillées par les questions d'Akemichi-chan, laissent à penser qu'un Mujina (NDT : gremlin) aurait pu se cacher dans la marionnette. Ces créatures sont chapardeuses et aiment le chaos. Elles ne se battent que pour se défendre et ne peuvent être retenues par rien, sauf les sceaux élémentaires. Comme elles sont physiques, elles ne peuvent toutefois traverser la matière.

Yasuki-sama nous fournit du jade et nous descendons à la cave. Je scelle l'entrée derrière nous. La cave a subi de nombreux actes de vandalismes. Le Mujina décède en résistant à son arrestation. Je retrouve la barrette dans le "nid" du Mujina.

Yasuki-sama nous offre quelques cadeaux en remerciement.

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Alors que nous continuons à cheminer en direction de Bamayushi, nous faisons une rencontre suspecte. C'est un camelot ambulant, qu'une analyse rapide révèle être un hors-clan ayant jadis appartenu à la Licorne. Son nom est Zawikashi.

Nous lui achetons diverses bricoles, puis continuons notre route. Je fais un petit portrait de sa personne pour pouvoir le reconnaître par la suite. Il nous parle de fantômes qui séviraient dans la région de Bamayushi.

Alors que nous traversons la forêt (en ordre dispersé pour cause de nullité équestre), nous sommes attaqués par 5 bandits. Je passe immédiatement en transe de combat et en occis un. Pareil pour Akemichi-chan. Niou se fait lui blesser. Un peu plus tard, on se retrouve avec 4 morts et 5 blessés en face contre un blessé chez nous. Je restaure mon calme et aide Akemichi à procéder à l'interrogatoire du prévenu. Ayant confirmé que l'ensemble de sa bande se trouvait là, nous rendons un jugement rapide et sans douleur envers ce non-être.

Pour finir de brosser le tableau de cette pitoyable bande, on peut préciser que tous semblaient être des criminels multirécidivistes possédant un matériel pourri récupéré ça et là.

Nous arrivons à Bamayushi. Niou fait preuve, encore une fois, de sa finesse légendaire envers le chef du village. Une fois le petit couché, nous discutons sérieusement avec le chef.

  • Il fait état d'animaux (des boeufs) blessés (coupures multiples). Un a décédé de ses blessures.
  • des biens ont disparu (guère de logique dans les vols. Citons en vrac nourriture, stock de fléaux à grains, amphores d'huile, etc.)
  • 2 personnes ont disparu, une vieille femme et un garçon attardé. Dénominateur commun : étaient seuls en transit par un lieu en bordure du village. Bien qu'on ne puisse tirer de réelle conclusion, l'hypothèse du témoin gênant semble la meilleure.
  • Des traces de pas se rendant dans la forêt ont été repérées (effacées depuis).

Le lendemain, nous nous rendons au château de Hida-sama. Je me vois forcée de rappeler ses devoirs à Niou suite à de nouveaux records d'impolitesse. J'espère qu'il en tiendra compte avant que sa honte ne rejaillisse sur nous.

Le seigneur nous donne les informations suivantes :

  • Il y a 4 villages en bordure de la forêt, Bamayushi compris, un au SO (Bamayushi), un au NO (le château est entre ces deux-là) et deux au SEE et SE. La route passe au milieu de la forêt et des montagnes bordent la forêt au N. Il faut un jour de marche pour la traverser.

  • des phénomènes similaires à ceux de Bamayushi ont eu lieu dans ces villages. Malheureusement, on ne peut fixer de date de départ, les paysans étant peu précis.

l'aide de camp du seigneur (un militaire de carrière) nous donne un paquetage réglementaire et nous partons explorer la forêt. Nous transitons par le village du NO et confirmons les informations sans rien obtenir de plus. Manoeuvrant un peu, nous rentrons dans la forêt et cherchons des traces partant du village.

Nous en trouvons rapidement. Ce sont de petit pieds (humanoïde, donc) et les traces sont peu enfoncées. Les sandales portées semblent d'un modèle assz fin.

Ces traces nous mènent, peu après la tombée de la nuit, dans une clairière. Nous campons à proximité. Un peu plus tard, un groupe de 4 cavaliers licornes armés pour la guerre s'y installe, pestant contre une erreur de pistage. Nous les surveillons un moment, puis les observons repartir le lendemain matin. Ils suivent aussi les traces. Celles-ci vont au nord, vers les montagnes…

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Nous continuons nos investigations dans la forêt et montons vers les montagnes. Après quelques fourvoiements, nous tombons sur un groupe dont la seule présence fournit une hypothèse valable pour expliquer les événements précédents. 12 gobelins traînent trois prisonniers identifiés comme les cavaliers Licornes (bien qu'il en manque un).

N'ayant pas été repérés, nous semons la confusion dans les rangs des gobelins en leur tirant des bouteilles de parfum. Notre tactique consistait à faire croire à un gobelin qu'un de ses congénères avait tenté de le faire sentir bon, une insulte mortelle pour leur ethnie. Elle fut payante. Profitant du chaos, nous éliminons les deux sentinelles, procédons à l'extraction des otages et partons sans avoir été repérés.

J'adore quand un plan se déroule sans accroc…

Plus loin, nous procédons à quelques soins sur les Licornes. Elles sont trop sonnées pour répondre à nos questions. Toutefois, notre mission de renseignement est un succès. Il nous faut par conséquent avertir le daimyô. Niou part chercher des renforts pour transporter les trois blessés pendant que nous les protégeons.

Quelques heures plus tard, une colonne, fanfare en tête (Niou chante aussi mal que fort) nous rejoint. Nous procédons à l'évac sur le village. Là, je remets au daimyô un rapport en trois exemplaires écrit en attendant Go... pardon, Niou.

Avec le Daimyô et ses hommes, nous repérons la base ennemie et procédons à son éradication en approximativement 15 secondes grâce à un assaut sur deux fronts. Pendant que le daimyô me retient, je reprends mes esprits. Ma méditation de combat est bien pratique, mais en sortir est encore difficile. Pendant ce temps, les autres libèrent la dernière Licorne (non, il n'y a pas de taureau dans le secteur), qui se révèle être une fille. Mes capacités d'analyse sont totalement inutiles pour remarquer que Niou a pour elle une inclination certaine.

NB : me renseigner sur elle à l'occasion (Akemichi va le faire de toute façon) et déterminer à quel point elle représente un risque pour la sécurité de notre équipe.

Retournant vers le château, je confirme mon hippopathie.

NB : Demander à l'ingénieur Kayu s'il a déjà pensé à faire un cheval mécanique.

De retour au château, le daimyô nous remercie officiellement.

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Niou, donc moi en l'occurrence, et mes deux fidèles amantes, je veux dire collègue excusez-moi, avions finis notre mission à Bamayushi, je pense toujours a cette belle Licorne que nous avions sauvés avec Akemishi (Yushi Sakura). Nous rebroussions chemin afin de retourner voir sa seigneurie mais nous décidions faire une halte chez un ami cher qu'on a sauvé par le passé : Yasuki. Pour la première fois, Kimiko a su dompter son cheval depuis que nous la connaissons.

Ils nous offrent un excellent repas et un mystérieux désert qu'il nomme glace. Intrigué, je la laisse fondre mais on me dit qu'une fois fondu c'est du poison ! Je vais mourrir ! Ha mais non, Yasuki se rachète et me sauve la vie en m'offrant une sorte de biscuit que je dévore avec empressement. Ouf, sauvé.

Suite au repas, un messager de sa seigneurie nous apporta un message nous donnant ordre d'aller comme témoin au château de Yasuki pour un Sepukku et promotion du fils de la personne qui se donne la mort. Pourquoi ? Les clauses de la mission manquent sérieusement de clarté.

Nous reprîmes le chemin dès le lendemain et une bestiole nous suit : un chien. Kimiko ne put s'empêcher de l'adopter et malgré nos protestations (Akemishi et moi en l'occurrence) Kimiko continua sur sa lancée.

On arriva finalement a la ville d'où la mission a été ordonné : Teryaki qui pour moi a un son de nourriture.

Nous trouvons une auberge : mais les chiens sales ne sont pas acceptés donc Kimiko s'absente afin de le faire nettoyer.

Nous sommes partis chacun de notre côté afin d'enquêter, enfin les deux je devrais dire, j'ai préféré rester a l'auberge afin de surveiller cette endroit et notre équipement.

La jeune Akemishi revint finalement avec un cheval mais elle aurait vu quelque chose de louche donc Kimiko, une fois revenue, et moi la suivions mais rien. Donc on retourne a l'auberge afin d'y dormir.

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La suite de notre péripétie n'a pas été de tout repos.

Je me devais de surveiller les dock en tant que dockeur, donc sous couverture, mais je me suis assoupis et n'est donc rien vu de la soirée. Mes deux consoeurs continuaient leurs explorations afin de découvrir les mystères de cette ville. Un homme étrange ressemblait à l'ancien daimo mort.

Ma personne a été prise pour un trafiquant et j'ai été emmené en prison afin d'y être interrogé. On me menaça de mort. Apparemment Akeshimi et Kimiko aurait aussi été interrogé mais je n'en sais rien personnellement.

Se sont-elles inquiétées pour moi ? A peine… Akeshimi a continué ses magouilles en utilisant son ami scorpion de ce village afin d'espionner le palais. Déguisé en vieille dame, elle aurait interrogé un peu tout le monde dans le palais... Personne l'a démasqué apparemment mais elle a préféré fuire tout de même.

Kimiko elle a utilisé ces ancêtres précédemments cités afin d'avoir des relations dans le palais, notemment celle du Shugenja actuel. Même si cela est d'une façon très brève, il aurait tenté d'appeler l'ancien daimo en vain ?

Bon, suite a mon emprisonnement j'ai été convoqué vers la Dame du Crabe (Dame Teika). Ce moment signifie soit ma fin, soit ma libération. Elle tenta de soutirer des informations mais me relacha me trouvant trop stupide. Avait-elle raison ?

Donc je fus libérer enfin... Mais la fin de l'aventure est loin d'être là.

Le daimo actuel nous convoqua mais cette fois afin qu'on l'aide a éclaircir cette histoire de traffic. Sa mère serait mélé à cette histoie, donc il nous demanda de mettre tout ca au clair.

Akeshimi demanda une derrogation, NON, un arrêté pour le bâteau, nous autorisant a fouiller ce dernier de fond en comble. Ce bâteau aurait un passager de marque, une servante de Dame Teika qui fairait ces voyages pour ce traffic.

Le long de la rivière, je construisais une bombe a sable avec mon intelligence supra normal, Le container explose bien mais le reste…. Enfin ca ne fait pas l'effet souhaité. Continuons donc a explorer les problèmes de cela.

Kimiko, notre shugenja, tenta d'invoquer l'eau afin de faire une dune mais le premier jour fut un échec et elle semblait en colère contre moi. Serais-je trop bruyant ? Le lendemain, elle réussit.

Le bâteau s'écrasa contre la dune de sable formé grâce a l'eau. L'eau sur ordre de Kimiko avait emmené le sable en travers de la rivière.

On monta et commença à fouiller le bâteau. Après avoir fouillé toute la chambre de la servante, on trouva des objets souillés dans le nécessaire a écriture, plus précisément dans les bloc d'encre.

On put enfin prouvé que le conseillé du daimo, Caillou Dende, était mélé à tout ça.

Dame Teika fut averti par la servante libéré sous caution on dira. La mère du Daimo fut retrouvé morte, empoisonné mais ceci était bien un suicide avec l'odeur que dégageait la tasse...

On retourna voir le Champion d'Emeraude pour nos futurs missions suite à tout ça.

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Après avoir conclu leur rapport au sujet des événements troublants de Teriyaki, nos trois jeunes aventuriers retournent auprès de leur maître Doji Satsume - le champion d'Émeraude - afin de lui faire part de leurs observations de vive voix. Mauvaise idée, puisque le champion décide alors de leur remettre directement leurs prochains ordres de mission. Il s'agit désormais de s'occuper d'un problème assez particulier…


Bien. Nous voici enfin rentrés de cette contrée barbare que sont les terres du clan du Crabe. Malgré l'hiver qui fait rage, j'embrasse avec joie la civilisation que je retrouve. Cela dit, j'ai bien peur que ça ne soit que pour une courte durée. Durant notre conversation avec le champion d'Émeraude, ce dernier nous a fait part de notre nouvelle mission. Enfin… "fait part". Il nous a simplement dit que nous aurions du travail à faire, d'un genre un peu spécial. A l'origine, je pensais qu'il s'agissait d'une histoire de fantômes, puisqu'il nous a demandé, en guise d'introduction, quelques précisions au sujet du fameux "fantôme de la grand-mère" qui hantait le château de Teriyaki, mais il s'avère que l'affaire est bien différente. En effet, au petit matin, après que nous ayons reçu officiellement le titre honorifique de Yoriki de l'Empire d'Émeraude, un subordonné nous a fait part de plus de détails concernant notre "mission". La vérité, c'est qu'un vieux cheval de guerre - un certain "Xian" - a fait irruption dans la cour et refuse de s'en faire déloger. Ledit cheval tenait dans sa bouche le Tsuba du katana de son maître lorsqu'il est arrivé. Comme les licornes traitent aussi bien les chevaux que les humains, un seul cheval n'est monté que par un seul samurai. Il ne fut donc pas difficile d'apprendre qui était le maître de Xian. Il s'agit d'un certain Shinjo Shimura. Samurai proche de la retraite, il voulait s'exiler dans une ville à l'extrême ouest de notre Empire. Cette retraite s'annonçait plutôt difficile, puisqu'il avait choisi cette location pour surveiller un trafic du coin de l'oeil : il refusait visiblement d'abandonner son travail, quitte à gâter ses vieux jours. Quelle belle preuve de loyauté, surtout pour un de ces amoureux des chevaux. C'est tout ce qu'on sait sur Shimura pour l'instant. Apparemment, Xian aurait envoyé plusieurs gens au tapis. Il refuse obstinément de bouger, et semble apparemment attendre quelque chose. A priori, ce qu'il veut n'est pas trop dur à deviner : il souhaite simplement qu'on retrouve son maître. Les vraies questions sont :

  • Est-il encore en vie ?
  • Si oui, où, est-il en danger ?
  • Si non, qui l'a tué ?

Nous décidons alors d'aller voir ce fameux cheval. Kimiko prend le Tsuba de son maître, et c'est donc sans surprise que la vieille monture "s'adresse à elle". En fait de s'adresser, elle lui mord simplement son kimono et tente de la tirer hors du château. Je pensais bien qu'il allait falloir voyager, mais comme ça… guidés par un cheval ? Comme la neige tombe, nous prenons de quoi faire le voyage, et nous partons en direction de l'inconnu. J'ose présumer que cet inconnu, c'est ce fameux village au fond du clan de la Licorne. Mais seul le futur nous le confirmera.

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Rabaissés à suivre Xian, un vieux cheval de guerre, nos héros traversent l'Empire d'Émeraude en plein hiver. La monture farouche semble s'orienter vers les terres du clan de la licorne, probablement à l'endroit où son maître a disparu. C'est le début d'une nouvelle aventure.


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Nous voilà installés. A peine sommes nous arrivés sur place que déjà, quelqu'un nous fait appeler. Il s'agit d'un samurai du clan de la licorne, et de ses… "gardes du corps". L'homme n'est pas déplaisant, m'est avis qu'il ne laisse pas Kimiko indifférente. Il s'appelle Ide Fusaaki, et sert apparemment le daimyo local, Shinjo Agatamori : ce dernier souhaiterait nous avoir à sa table ce soir. Incapables de refuser une telle proposition, nous sommes contraints de nous préparer dignement. Enfin... "contraints". Ils n'auront pas à me demander deux fois d'aller prendre un bain. Apparemment, on pourrait dire de cet établissement qu'il est très "chaud". Les bains sont chauds (heureusement), nos chambres sont chaudes et même la nourriture est chaude ! On nous sert des plats exotiques et - à n'en pas douter - un peu trop caloriques.

Le soir venu, nous nous rendons chez Agatamori. Le souper prend place dans une salle frigide, alors que la discussion qui s'ensuit a lieu dans une plus petite salle bien chauffée. Niou est visiblement considéré comme notre garde du corps, puisqu'il est un peu plus éloigné que nous du daimyo. Celui-ci est un homme âgé et peu au fait des raisons qui ont pu pousser Shimura à venir à Shiro Kanashimi no Komichi. Tout au plus nous explique-t-il que le samurai était passé quelques jours, et logeait au palais de Yokatsu. En dépit de son ignorance, Agatamori est un homme aimable, et se montre très intéressé à entendre des nouvelles de l'Empire. D'ailleurs, il compte lui aussi bientôt partir en retraite, et pense en profiter pour faire un tour de Rokugan avant de mettre sur papier un maximum d'histoires étranges sur papier pour les faire éventuellement publier. Je ne manque évidemment pas cette occasion de raconter nos aventures palpitantes chez nos amis les crabes. Agatamori finit par nous laisser dans son château en compagnie de son Karo, le fameux Ide Fusaaki. Le vieil homme a besoin de repos. Fusaaki répond à quelques questions concernant notre affaire, notamment en nous citant le nom de quatre marchands influents de la ville. Il les pense éventuellement suspects.

  • Ide Tomoko, une veuve qui a repris les affaires de son défunt mari
  • Ide Yujo, un marchand qui s'est enrichi en sachant importer les bons produits gaijin à Rokugan
  • Shinjo Koetsu, un marchand.. banal, à priori
  • Ide Abdul, suspecté d'avoir du sang gaijin

La soirée finie, nous retournons à l'auberge. Le lendemain, l'aubergiste nous sert un étrange repas sucré et chaud. Niou en demande plusieurs assiettes, alors que Kimiko et moi n'en mangeons en tout et pour tout à peine l'équivalent d'une seule à nous deux. L'enquête continue. Je vais me renseigner auprès de petits marchands pendant que Niou et Kimiko vont interroger quelques serviteurs au palais. Dans les étales toutes plus étranges les unes que les autres, je finis par découvrir un engin que notre dragonne fouineuse pourrait trouver utile : une espèce de matériau rond et transparent, entouré de métal, avec un manche. Apparemment, lorsqu'on regarde au travers, les choses qu'on aperçoit sont agrandies. Le marchand tente bien de m'apprendre le nom de l'objet, mais il s'agit d'un nom gaijin imprononçable. Quelque chose qui ressemble à "louve". Quoiqu'il en soit, j'en profite également pour acheter une espèce de petite clochette que je pourrai accrocher au cou de Mitsumi. Le marchand me garantit que les Gaijin font ça. Après ces quelques emplettes, j'extorque de l'homme quelques informations : il semblerait qu'une guilde des marchands soit active dans la cité. Elle garantit les bonnes relations entre les commerçants, et leur permet de se serrer les coudes en cas de besoin. A midi, nous mettons les informations en commun. Kimiko émet l'hypothèse que nos quatre "suspects" font peut-être partie de la guilde, et qu'elle pourrait former un contre-pouvoir gênant pour le daimyo. De leur côté, Niou et Kimiko ont découvert d'une part, que Xian est bien traité (chose dont je n'aurais jamais douté), d'autre part, que la grosse majorité des serviteurs ignorent pas mal de choses au sujet des déplacements de Shimura. Il semblerait cependant que le samurai comptait partir en voyage. Ils ont également découvert que Shimura avait plusieurs fois rendu visite à Ide Yujo. A part ça, Mitsumi n'apprécie d'avoir un collier autour du cou. Elle doit être trop éprise de liberté pour supporter ce joug. Par contre, Akamaru se montre tout de suite moins réticente, surtout après avoir été achetée à grand coup de nourriture. L'après-midi, l'enquête continue. Niou et Kimiko vont rendre visite aux gardes en poste à la muraille nord de la ville, pendant que je retourne chez les marchands. En en interrogeant un autre, j'apprends que Yujo fait bel et bien partie de la guilde. Cela dit, cette fameuse association ne semble pas si importante que ça : tout au plus se rendent-ils visite de manière ponctuelle pour régler quelques petits problèmes. Dans le doute, je me rends au palais afin d'obtenir la version de Fusaaki. Il me raconte que la guilde est un bon moyen de ne pas multiplier les interlocuteurs lorsqu'il s'agit de s'adresser aux marchands de la cité, et se montre peu enclin à croire qu'un trafic illégal pourrait sévir à Shiro Kanashimi no Kochimi. Pour éviter d'être complètement bredouille, je choisis finalement de me rendre chez Ide Yujo. L'homme m'accueille poliment. Il est avenant, et répond sans détour à mes questions concernant Shimura. D'après lui, l'honorable samurai était venu lui poser quelques questions concernant les terres brûlées. Yujo est sûr qu'il comptait partir là-bas pour sa retraite. En parlant de la pluie et du beau temps, j'essaie ensuite de savoir si oui ou non Yujo était rompu à l'art de la manipulation et de l'enquête. Apparemment, ce n'est pas le cas. Partant donc du principe qu'il ne pouvait pas détecter mes manoeuvres, j'utilise mon talent de courtisane pour jauger les défauts qui l'affligent. L'homme semble avoir bien des faiblesses… même si je les ignore encore. A priori, il semble ne souffrir d'aucune mauvaise réputation, ni d'une obsession particulière envers la beauté féminine ou la douceur du saké. Il se montre par contre fasciné par les voyages en-dehors de Rokugan.

Le soir venu, je rentre à l'auberge et j'y attends mes camarades. Kimiko et Niou reviennent, et la courtisane du dragon essaie de me faire comprendre que nous avons été suivis durant toute la journée. Apparemment, chacun possède son espion personnel, puisque Kimiko a relevé trois personnes : deux hommes qui se fondaient dans la masse, et une eta. Plus tard, pendant le souper, quelqu'un vient m'apporter un message de la part de Yujo. Le marchand nous invite tous cordialement à venir dîner chez lui le lendemain. Ça sera l'occasion de vérifier si nous sommes toujours suivis.

Vers midi, Niou et moi sortons de l'auberge. J'essaie tant bien que mal de découvrir d'éventuels espions, mais personne ne me semble suspect. C'est Kimiko, une fois arrivés à la résidence de Yujo, qui nous avertira que nous étions bel et bien encore suivis, mais par d'autres personnes. Apparemment, nous avons affaire à un groupe organisé de grande ampleur...

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