Extrait du journal de Glaris Stértique
J'étais en train de m'occuper de Fleurine lorsque le Capitaine Lanidrac nous appelle sur le pont. Pauvre petite Fleurine ! Je lui laisse un verre à côté d'elle pour qu'elle puisse se servir avant d'aller voir M. Lanidrac.
Ha oui, j'avais oublié ! Un groupe de je-ne-sais-pas-trop-quoi, les "Zabbas", devait venir sur notre vaisseau. Je crois qu'ils doivent nous escorter quelque part. Ou quelque chose comme ça. Toujours est-il que le Capitaine Lanidrac leur souhaite la bienvenue, et puis pour nous remercier de les laisser nous escorter, ils font de la musique. Dommage que Fleurine n'aie pas vu ça.
Tout se passait bien, jusqu'à ce que.. quelque chose se passe mal. Dans le vide intersidéral, une poubelle de l'espace s'apprête à faire quelque chose de pas bien. Le scientifique parle de vitesse de la lumière, de déplacement spatio-temporel, d'explosion en chaîne et qu'on va tous crever. J'aurais bien voulu lui expliquer que la vitesse d'un engin dont le poids n'excède pas les quinze tonnes multipliée par le facteur d'espace-temps ne lui permettrait probablement pas de dépasser la vitesse de la lumière sans prendre le risque de voir son propulseur arrière exploser, mais comme je suis un peu bête et que j'ai souvent faux, j'ai préféré me taire et regarder les boutons du panneau de commande.
Boutons brillants. Comme Fleurine quand elle mange quelque chose qu'elle aime pas.
Toujours est-il que notre cheffe de la sécurité Mademoiselle Cheezzie tire sur la poubelle, après quoi nous téléportons le contenu de l'engin sur le pont. Et là, un petit groupe de six petits individus se matérialise devant l'équipage. Ils ressemblent à des lapins mignons aux yeux brillants. Pris de panique, ils courent dans tous les sens !
Mais au bout d'un moment, l'un d'entre eux me regarde et se laisse approcher. Comme il est trop trognon, je lui caresse la tête. Et là, il me dit, très précisément : "Puiui, piupupipipipipu". Mais comme le scientifique n'a pas encore réglé la chose qui nous permet de comprendre les gens qu'on comprend pas quand ils parlent, eh ben j'ai pas compris. En tous cas, le petit lapin me prend par la main et ses amis se mettent à toucher à tout sur le vaisseau. J'essaie de leur expliquer que c'est pas bien, que le Capitaine Lanidrac m'avait déjà plusieurs fois dit que toucher les boutons, c'est mal, mais rien n'y fait. Peut-être qu'ils ont aussi une Fleurine, chez eux.
Au bout d'un moment, les petites choses s'arrêtent devant un écran géant, fascinées par ce qu'ils voient. Notre scientifique saisit l'occasion pour régler les bidules qui nous permettent de comprendre les gens qu'on comprend pas. C'est comme ça qu'on a finalement pu parler avec eux. Il s'avère que ces petits bonshommes - des Bli Blu trucs - viennent d'une petite planète - Bl Blu quelque chose - et qu'ils ont reçu de la technologie de la part de gens en échange de précieux matériaux, et depuis, ils tentent d'explorer les étoiles. Par la même occasion, ils nous expliquent comment fonctionne leur vaisseau. Ils parlent de trucs et de machins. De toute ma vie, je n'ai jamais entendu d'explications mécaniques plus limpide !
Les chefs du Vandamme discutent de l'avenir de ces petits. Le scientifique propose qu'on les tue ! Heureusement, c'est contre nos principes. La seule chose à faire, c'est d'aller les ramener chez eux et de leur enseigner comment employer ces machins bizarres.
Arrivés sur leur planète, les chefs découvrent que la fameuse technologie dont parlait les blu-trucs n'est en fait qu'un ramassis de vieilles choses pas très.. biens pour… créer des... machins. En atterrissant, nous avons également découvert une sorte de cour de récréation où les bli-choses se lançaient des pives et des cailloux. Mademoiselle Cheezzie et moi enquêtons sur place pour comprendre ce qui se passe. Un bl-bidule me dit qu'ils font la guerre. Mais je leur dis que c'est mal. Ensuite ils me disent qu'ils forment deux groupes. C'est vrai, on peut pas faire la guerre seul. Cheezzie leur propose alors de signer un traité de paix et de se mettre d'accord pour exploiter la mine. En fait, Cheezzie m'apprend que c'est pour une mine qu'ils se battent. D'accord. Alors ils font un jeu bizarre avec les doigts, mais notre pilote, M. Ramon, leur dit quelque chose et participe. Et puis il gagne. Je comprends pas tout.
Après, on part au nord. Il paraît qu'un véhicule s'est écrasé là-bas, dans un marécage. En approchant, quelqu'un nous tire dessus ! Le Capitaine Lanidrac et moi lui ordonnons de se rendre, M. Ramon courre vers l'endroit d'où proviennent les tirs et Mademoiselle Cheezzie tire. Je n'ai pas trop compris ce qu'il s'est passé, mais, l'individu malveillant n'a plus attaqué. Apparemment, il avait été assommé. A son réveil, il nous a raconté plein de choses. C'est en fait un honnête commerçant qui a profité d'une affaire honnête avec les bi-choses jusqu'à ce que quelqu'un de malhonnête ne l'attaque. Quel homme honnête ! Pour des raisons que je ne comprends pas, on l'attache et on le téléporte sur le vaisseau, avec nous. Ensuite, je rentre dans ma chambre.
Alala, dure journée. Fleurine n'a même pas bu ! La pauvre, elle allait avoir soif, à force. Je la force à boire, je n'ai aucune envie de la voir mourir de déshydratation.
C'est étrange. En donnant à boire à Fleurine, j'ai cru entendre des gros "boom". D'ailleurs, tout le monde courre dans tous les sens. On dirait que c'est la panique. Fleurine a parfois des effets étonnants sur les gens.
Au bout d'un moment, tout ce remue-ménage cesse. A l'occasion, j'essayerai de comprendre ce qu'il s'est vraiment passé.
Le Legs des Bâtisseurs
Campagne officielle qui mène les personnages à la recherche d'une culture ancienne et technologiquement avancées𓋹